Exercice interarmées : des militaires canadiens au cœur de l’action

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Par Édouard Dufour, journal Adsum

De retour de l’exercice multinational LARGE SCALE 17, le brigadier-général Josée Robidoux, commandant adjoint de la 2 e Division du Canada, a accordé une entrevue au journal Adsum. Elle revient sur cet exercice assisté par ordinateur, dont elle était le commandant adjoint. Il mettait en scène une coalition engagée dans une guerre conventionnelle.

L’exercice de grande envergure s’est tenu du 8 au 23 août au Marine Corps Air Ground Combat Center en Californie. Près de 200 militaires du 5 e Groupe-brigade mécanisé du Canada y étaient déployés. Mené par le Corps des Marines des États-Unis, cet exercice a nécessité plusieurs mois de préparatifs. Le commandant de cette simulation, le lieutenant-général Richard F. Natonski, dirigeait une formation composée d’éléments français, américains et canadiens. «L’exercice s’est très bien déroulé. Ça a été un apprentissage pour tous les gens de la 5 e Brigade et pour les autres forces déployées», témoigne le Bgén Robidoux, qui avait comme mandat de soutenir le commandant Natonski dans son analyse de la situation et ses prises de décision.

Chacune des formations devait déterminer à l’avance les objectifs précis qu’elle souhaitait accomplir. Ces considérations ont été prises en compte, afin de créer de toute pièce un scénario dynamique.

La communication et la coordination entre les forces présentes se sont déroulées rondement. Le Bgén Robidoux explique «qu’en tant que membres de l’OTAN, tous les pays participants partagent des codes similaires en ce qui concerne la description de l’ennemi et la stratégie d’engagement de ce dernier.»

Le scénario proposé dans le cadre de l’exercice comportait une difficulté élevée: Un pays envahi par une autre qui souhaite s’approprier ses ressources naturelles. La simulation a été réalisée à l’aide d’un logiciel. Les décisions prises en cours d’exercice étaient calculées et analysées à partir du scénario initial de cette guerre virtuelle. Les informations additionnelles quant à la position de l’ennemi provenaient de l’analyse réalisée par les joueurs.

L’art du commandement

Appelée à faire preuve de leadership lors de cet exercice, le Bgén Robidoux explique sa vision du commandement : il faut encourager ses subordonnés, être capable de reconnaître leurs efforts et leur travail, et proposer des manières différentes d’aborder certaines problématiques. Le Bgén Robidoux stipule que la coordination s’est avéré le principal enjeu de cet exercice puisque «4000 kilomètres séparaient les quartiers généraux».

Droit de la guerre

Déployée en Afghanistan en 2011, le Bgén Robidoux était responsable de faire respecter les objectifs nationaux du Canada en matière de droit international. La Convention de Genève, plus particulièrement ses protocoles abordant la gestion des détenus, des prisonniers de guerre et des civils, était alors pour elle un important outil de travail. Le Bgén conclut que l’application de ce type de droits était un élément crucial de la coordination entre les forces en présence, dans le cadre de l’exercice Large Scale 17. 

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