«Call of Duty» à la sauce Valcartier

Agrandir l'image Une équipe de 10 personnes de Beenox s’est amusée à découvrir le monde militaire à la Base Valcartier. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Des militaires du CSEM-3 de la Base Valcartier ont reçu une visite bien spéciale les 28 et 29 janvier. Une équipe de 10 personnes de Beenox prenait part à deux journées d’initiation militaire au Centre de simulation dans le but de peaufiner le récent Call of Duty : Black Ops III.

Beenox est une entreprise de développement de jeux vidéo basée à Québec. C’était une première expérience de partenariat avec les militaires pour ce studio qui a le vent dans les voiles.

Le premier jour de leur visite, les geeks du jeu vidéo se sont fait initier à une procédure de bataille et à la planification d’une opération. Ils ont ensuite fait un petit tour aux simulateurs de tir d’artillerie, de tir aérien et de VBL 6.0. En bonus, le commandant du Centre de simulation et planificateur des activités, major Sylvain Caron, a fait venir des caporaux-chefs pour qu’ils racontent leurs expériences de combat. Cela permettait aux membres de Beenox de bien comprendre les réactions d’un militaire lorsqu’il exécute un scénario. 

Le deuxième jour était consacré aux armes. Avec l’aide des simulateurs de tir, les visiteurs ont appris à se servir des C6, C7, C9, pistolet 9 mm, M72, Carl Gustav, mortier et fusil à pompe. Ils ont également appris les bonnes positions à adopter en pleine action. Pour ajouter du réalisme à la simulation, les organisateurs lançaient des ordres aux apprentis comme si c’était une situation réelle. Que serait une simulation de tir sans une petite dose de stress…

«Se mettre dans la peau d’un militaire, même en simulation, c’est une coche au-dessus de ce qu’on peut ressentir avec les photos ou les vidéos. C’est comme si on était vraiment dans l’action, ce qui est très excitant», témoigne Jean-Pierre Lapointe, artiste concepteur chez Beenox.

Il s’agissait également d’une chance en or pour l’artiste de personnages, Jean-Michel Thériault, de prendre des photos de références à mettre dans la banque d’images. Ces dernières peuvent ensuite servir pour plusieurs projets représentant la guerre. 

L’Adsum a tout fait pour savoir sur quoi l’équipe de Beenox travaillait avec la licence de Call of Duty : Black Ops III, mais les deux représentants interviewés sont restés vagues.

Cependant, Jean-Pierre et Jean-Michel assurent que leur expérience sur la Base Valcartier contribuera grandement au réalisme de leur projet, car ils ont eu la chance de voir, de sentir et de comprendre les différents aspects du monde militaire.

«Comment on va ajuster tout ça? On ne le sait pas encore, mais c’est un très bon départ d’être venu ici et d’avoir eu la chance de s’imprégner de la réalité militaire», soutient Jean-Pierre.

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