Des autochtones à la recherche d’opportunités de carrière à Valcartier

Agrandir l'image Un candidat profite de sa présence au 12 RBC pour s’informer sur le canon Carl Gustav. Photo - Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Vingt-quatre autochtones, de toute provenance au Canada, sont venus voir de près ce que les Forces armées canadiennes ont à leur offrir comme carrière militaire. Le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) a accueilli le groupe le 8 mars, dans le cadre du Programme d’enrôlement des autochtones des Forces canadiennes (PEAFC).

Guidés par le commandant de peloton du cours, adjudant Marc Tremblay, les candidats se sont rendus dans les installations de plusieurs unités de la brigade. Une belle façon pour eux de savoir vers quel métier de l’armée leur cœur penchera : infanterie, artillerie, blindé, génie, logistique, médical…? Pas facile pour eux de choisir, après avoir vu tant de kiosques et de présentations intéressantes!

«C’est une très belle expérience. Les présentations aident à comprendre les métiers et nous avons l’occasion de poser des questions directement aux militaires», témoigne le candidat Maxime Harvey. «L’objectif est de leur faire voir ce que sont les Forces armées canadiennes (FAC) pour qu’ils fassent un choix éclairé sur le métier qu’ils veulent exercer s’ils désirent joindre nos rangs au terme du programme», commente l’Adj Tremblay.   

Le PEAFC, une formation se tenant du 27 février au 18 mars, vise à faciliter l’enrôlement des autochtones dans la Force régulière des FAC. Bien que le programme n’engage en rien les participants, son taux de succès d’enrôlement est de 90 %.

«J’aime avoir la chance de voir ce vers quoi je peux m’en aller. Il y a beaucoup de métiers intéressants. Ça devient difficile de choisir», ajoute Gabriel Ottawa.

Pendant 21 jours, les candidats passent par différentes bases et sont exposés aux nombreuses opportunités de carrière au sein des trois forces des FAC, la terre, la mer et l’air. Ils doivent également faire leur examen d’entrée dans les Forces. Si c’est un succès et qu’un poste est disponible, un contrat leur est offert. Autrement, ils retournent dans leur communauté en attendant qu’une offre se présente.

Une longue tradition de service militaire

Plus de 1800 autochtones servent sous les drapeaux canadiens actuellement. Cela ne date pas d’hier, puisque dès le tout début du régime français, de nombreuses confédérations et tribus autochtones ont noué des alliances avec la Nouvelle-France. Au début des années 1800, ils ont contribué à l’effort de guerre de l’Empire britannique contre les États-Unis qui cherchaient à envahir le Canada. Et cette tradition s’est perpétuée au cours des Première et Deuxième guerres mondiales, et la guerre de Corée. Le 21 juin 2001, le Monument aux anciens combattants autochtones était inauguré à Ottawa, rendant hommage au passé militaire autochtone.

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