25e anniversaire de la libération du Koweït: Le 1 R22eR souligne l’implication de ses militaires

Agrandir l'image Ces vétérans de l’opération FRICTION arborent fièrement leurs nombreuses médailles. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Le 26 février, le 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (1 R22eR) a souligné le 25e anniversaire de la libération du Koweït et la fin de la première guerre du Golfe, comme d’autres unités à travers le pays.  

La cérémonie commémorative mettait en valeur la contribution des membres du 1 R22eR, qui faisaient à l’époque partie de la compagnie C, aussi connue sous le pseudonyme «Charging Charlie». Ces derniers étaient déployés à titre de force de protection auprès du groupe opérationnel aérien au Qatar. 

Le major-général Richard Blanchette, maintenant à la retraite, commandait la compagnie lors de cette mission. Ne pouvant être présent pour la cérémonie, il a tenu à envoyer une petite vidéo pour ses anciens frères d’armes, dans laquelle il rappelle que c’était la première fois qu’un quartier général interarmées était déployé. Il s’agissait également du premier engagement de l’Armée canadienne envers un combattant ennemi depuis la guerre de Corée. «Cette guerre a été unique à plus d’un titre. Elle était non seulement multinationale, mais elle visait à régler un problème local. Nous avons été la carapace du contingent canadien. Il faut être fier du fait qu’aucun élément ennemi n’ait ouvertement tenté de s’attaquer à nous», a-t-il expliqué dans la vidéo.

En effet, au cours de cette mission, qui s’est terminée le 28 février 1991, le Canada n’a encouru aucune perte. 

Par la suite, le commandant du 1 R22eR, lieutenant-colonel Jean-Christian Marquis, a mis en évidence l’importance de ce bref conflit : «C’est primordial de commémorer cet événement. Il n’est peut-être pas indiqué sur notre drapeau régimentaire, mais il s’inscrit quand même dans l’histoire qui nous définit en tant qu’unité. C’est un devoir en tant que militaire de se souvenir de nos faits d’armes, du prix, des efforts et des sacrifices que nos prédécesseurs ont eu à faire pour nous assurer la liberté à travers le monde.»

Au total, 4500 militaires canadiens ont participé à l’opération FRICTION. La mission avait pour objectif de repousser les forces irakiennes de Saddam Hussein qui, le 2 août 1990, avaient envahi le Koweït. La campagne aérienne de 43 jours et la guerre éclair au sol de 100 heures, mises en place par l’ONU, ont rapidement eu raison des forces irakiennes. La coalition internationale était formée de 35 pays.

«J’ai cru que mon heure était arrivée»

Pendant leur déploiement, les membres du 1 R22eR vivaient constamment sous la menace d’une attaque chimique, biologique, radiologique ou nucléaire (CBRN). Les camps disposaient de détecteurs qui déclenchaient l’alarme en cas d’attaque. Les militaires devaient alors enfiler leur masque à gaz et se diriger vers un abri.

Le caporal Daniel Arsenault, aujourd’hui en poste à la Citadelle de Québec, était dans un de ces camps. Une nuit, la sirène retentit. Comme le protocole l’exige, il se précipite vers l’abri avec ses camarades. À son grand désarroi, il constate alors que son masque fait défaut. «J’étais certain que c’était la fin. J’ai dit à mes camarades que lorsque j’allais tomber, c’était signe que j’étais mort», témoigne-t-il. Heureusement pour lui, l’histoire s’est bien terminée, puisqu’aucun gaz n’était dans l’air.

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