Exercice TIREUR INCLINÉ 16 : Les tireurs d’élite s’entraînent dans une mine à ciel ouvert

Agrandir l'image Un tireur d'élite positionné dans sa tour d'observation s'apprête à tirer. Photo - Sgt Marc-André Gaudreault, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Une quinzaine de tireurs d’élite du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) étaient en action dans la mine Granilake pour l’exercice TIREUR INCLINÉ 16, les 10 et 11 mars, à Thetford Mines.

Afin de maintenir et de développer leurs compétences, les maîtres tireurs de la Base Valcartier exécutaient des tirs à angles élevés et moins élevés en prenant position sur les parois à pic de la mine ou à partir d’un poste d’observation. L’objectif était de reproduire une situation de tir en montagne ou encore sur le toit d’un édifice.

«L’entraînement a été très bénéfique. C’est bien de pratiquer nos tirs sur un terrain plat comme on le fait souvent, mais lorsqu’on est déployé, nos tirs s’exécutent depuis des montagnes et des toits d’immeubles. Cet exercice cadrait parfaitement avec ces réalités», commente un maître tireur d’élite du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment (2 R22eR). 

Qu’est-ce que ce type de situation nécessite? Le maître tireur d’élite interviewé précise que les observateurs doivent effectuer un calcul mathématique complexe pour déterminer la bonne distance entre sa cible et le tireur. À l’aide d’un vector, un outil de calcul de distance, il vise la cible, effectue le calcul pour trouver l’angle parfait, vérifie les données et donne ses consignes au tireur.

«C’est plus difficile d’être observateur que tireur parce qu’il y a plus de techniques à maîtriser. Dans un duo de tireurs d’élite, l’observateur est le plus expérimenté et le tireur le plus jeune», nous explique le tireur d’élite.   

Dans le cadre de TIREUR INCLINÉ, ces techniques servaient pour des tirs de précision sur des distances variant entre 300 et 1070 mètres. Plus de 1000 balles ont été tirées. 

Les snipers se sont même permis une petite compétition à l’interne, question d’ajouter du piquant à l’entraînement.

Pas de tir sans cible

Habituellement, les tireurs savent que leur tir a été précis lorsqu’ils entendent le bruit que fait la balle sur le métal de la cible. Toutefois, ils ont dû descendre au creux de la mine Granilake cette fois pour vérifier leurs résultats puisque le site était trop vaste pour entendre l’impact.

Le brouillard de la première journée a contraint les membres du 5 GBMC à changer leurs plans. Qu’à cela ne tienne, ils ont pu mettre en pratique la descente de parois escarpées. Ils ont ainsi fait glisser jusqu’au fond de la mine un toboggan rempli de cibles à l’aide de cordes et de techniques de déplacements en montagne, ce qui leur a pris trois heures. Le chemin inverse s’est fait beaucoup plus rapidement, grâce au soutien d’un hélicoptère Griffon du 430e Escadron tactique d’hélicoptères qui a remonté le personnel et procédé à l’élingage du matériel en moins de 10 minutes...  

«On était content que le temps soit beau pour la deuxième journée. Descendre l’équipement en montagne, c’est une chose, mais le remonter aurait été une autre paire de manches», conclut le maître tireur d’élite.

<< Retour à la page d'accueil