L’ABC du métier

Agrandir l'image Cplc Sébastien Ruel, spécialiste du renseignement à la 4e Compagnie du renseignement Valcartier. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Nom : Cplc Sébastien Ruel          

Métier ou profession : Spécialiste du Renseignement

Lieu de travail : 4e Compagnie du renseignement Valcartier        

Aime : J’aime presque tout de mon métier. Pour être un bon spécialiste en renseignement, il faut aimer faire son travail. Plus précisément, j’aime beaucoup devoir entreprendre des recherches sur plusieurs sujets : De la menace asymétrique, aux principes doctrinaux de la guerre en montagne en passant par les pièces d’équipements employés par les forces armées conventionnelles, il est important de chercher l’information dans le moindre détail. Par la suite, j’aime énormément le travail d’équipe, car chaque membre est important dans le processus du cycle du renseignement. J’aime également devoir interagir avec des gens provenant de milieux différents (organisations, branches, domaines d’études, origines, etc.) J’aime également transmettre mes connaissances et disséminer le renseignement par l’entremise de rapports et briefings.

 (Ce que vous aimez de votre métier)

Compétences : Pour être un bon spécialiste du renseignement, plusieurs compétences sont requises.

·      Notamment, nous recherchons des gens ayant un esprit vif et curieux afin de vouloir en apprendre toujours davantage.

·      Les membres doivent faire preuve d’une grande autonomie puisqu’ils ont à travailler de longues heures avec un minimum de supervision

·      Être discret et digne de confiance

·      Être polyvalent

·      Avoir de la facilité à s’exprimer tant oralement que par écrit

·      Posséder une bonne mémoire

·      Être apte à travailler en équipe

·      Capacité à travailler avec de nouveaux logiciels

·      Confiance, crédibilité

·      Discrétion

(Quelles compétences sont requises pour faire ce métier?)

Défi : Le cycle du renseignement n’est jamais complet, l’environnement opérationnel est en constant mouvement tout comme l’information qui le compose. Ainsi,  notre travail n’est jamais terminé. Notre plus grand défi est toujours d’avoir une longueur d’avance sur l’ennemi (la menace).

(Quel est le plus grand défi que vous rencontrez en exerçant ce travail?)

Expérience : En tant que soldat ou caporal, on est appelé à interagir plus souvent avec des plus hauts gradés tels des lieutenants, capitaines, majors, etc.  L’un de mes premiers briefings en tant que caporal était lorsque j’étais représentant du renseignement en exercice devant des lieutenants-colonels, un colonel ainsi qu’un brigadier-général. Il faut donc avoir confiance en nos capacités, mais aussi au produit qu’on présente. Ça peut être intimidant pour quelqu’un qui a moins d’expérience de faire ce genre de briefing (dans lequel le plus bas grade est celui de Lieutenant). D’où l’importance du mentorat et de la préparation. Ainsi, nous devons être plus responsables et débrouillards en raison des responsabilités qui viennent avec notre grade.

(Racontez brièvement une expérience qui vous a marqué au travail.)

Faux : Que le renseignement, « c’est comme James bond ».  Or, le renseignement militaire se concentre principalement sur la météo, le terrain et l’ennemi. C’est souvent le premier mythe qu’on essaie d’enlever de la tête des gens qui assistent aux séances d’informations. 

Ainsi, le renseignement militaire n’a pas le même rôle que les organisations de renseignements civiles ou policières.

(Quelle croyance existant sur votre métier est fausse?)

Gratifiant : Lorsque les produits que l’équipe a livrés sont complets, justes et permettent au commandant d’avoir une meilleure connaissance du sujet traité. C’est également gratifiant et excitant lorsque nous voyons en quoi les renseignements que nous avons fournis aux troupes ont été utiles.

(Ce qui fait qu’en rentrant chez vous, vous avez l’impression d’avoir passé une bonne journée.)

Interpersonnel : Les deux. Lorsque nous travaillons sur des mandants précis, il est certain que c’est un travail en équipe, mais nous n’avons pas nécessairement besoin de faire appel à des gens de l’Externe. Par contre, lorsque nous soutenons les GPE (Groupe principal à l’entrainement), nous travaillons avec les autres conseillers au commandant ainsi que les troupes sur le terrain afin de collecter le renseignement.

(Est-ce un travail qui vous met en contact avec beaucoup de gens ou travaillez-vous plutôt seul(e)?)

Ignoré : Être spécialiste en renseignement, ça veut aussi dire être spécialiste de la question qu’on t’attribue, quel que soit le sujet. Ainsi, il est extrêmement important d’avoir une équipe polyvalente composée de gens qui ont tous leurs domaines prédilections.

(Ce que la plupart des gens ignorent au sujet de ce que vous faites.)

Je suis : ·      Je suis quelqu’un de persévérant. Lorsqu’un projet est en cours et que des difficultés surviennent, je n’abandonne pas.

·      Je suis quelqu’un de curieux. Je désire toujours en connaitre davantage sur des sujets qui touchent mon environnement de travail.

·      Je sais faire preuve d’objectivité et d’esprit critique

·      Je suis positif

·      Je suis quelqu’un d’autonome

(Écrivez des adjectifs qui vous décrivent bien.)

Leçon : J’ai appris qu’il ne faut jamais se fier uniquement sur une seule source ni seulement à son intuition pour tirer des conclusions. Bien que l’intuition puisse aider, il est beaucoup mieux de valider ses informations avec au minimum deux sources. D’autant plus, les sources et ses informations doivent êtres fiables.  

(Une leçon apprise qui vous sert bien dans votre travail.)

Meilleur : De toucher à plusieurs sujets différents et de travailler dans toute sorte d’environnements avec des gens très qualifiés.  

(Le meilleur aspect de votre travail selon vous.)

Physique ou mental?

C’est un travail plus physique que mental. Notamment au niveau de la collecte, de l’analyse, mais aussi des longues heures travaillées. Il est donc important d’utiliser des techniques comme le « brainstorming » ou le  « wargaming » pour empêcher la vision tunnel et de prendre des pauses au besoin.

(Est-ce un travail plutôt physique ou mental?)

Outils : Nous utilisons beaucoup les logiciels  et des outils d’analyses tels des tableaux blancs, PowerPoint, Word, FalconView, Google streetview, Google Earth, etc.  en plus des bases de données. Également, j’utilise beaucoup les sources de renseignements ouvertes (OSINT) (les médias et journaux du monde entier). Finalement, j’utilise beaucoup les connaissances que j’ai acquises lors de mes études, de mon cours de spécialiste en renseignement ou lors de formations continues  

(Quels outils ou appareils utilisez-vous quotidiennement?)

Préférences à l’école : L’histoire, la géographie, l’économie

(Quelles étaient vos matières préférées à l’école?)

Qualité :

·      Être consciencieux

·      Curieux

·      Autonome

·      Objectif

·      Observateur

·      Prévoyant       

(Les qualités essentielles pour votre travail.)

Vrai : Que nous travaillons avec des renseignements classifiés et qu’ainsi nous ne pouvons pas toujours parler de notre travail.

(Quelle croyance existant sur votre métier est vraie?)

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