Une conférence qui enseigne à choisir entre ses désirs et ses besoins

Agrandir l'image Marc-André Morel, conférencier. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Le conférencier Marc-André Morel était de passage à l’auditorium de l’Académie le 31 mars pour sensibiliser son auditoire, composé d’une centaine de militaires, à l’importance de vivre selon ses moyens financiers.

La conférence, intitulée «Le barbier riche rencontre le soldat économe», était présentée par la Financière SISIP dans le cadre d’une campagne d’éducation financière.

Dépassant le simple aspect de la saine gestion des finances personnelles, la conférence de M. Morel visait à susciter une réflexion sur la différence entre les désirs qu’on nourrit et nos besoins réels. Selon lui, ce sont les mauvaises habitudes de consommation qui incitent à faire des dépenses inutiles et qui nuisent à la réussite financière personnelle, bien plus que le fait de posséder ou non des habiletés en finances. «Quatre-vingt-cinq pour cent de notre succès financier repose sur notre savoir-être, notre état d’esprit, nos valeurs, etc. C’est une question de discipline», précise-t-il. Autrement dit, les consommateurs auraient intérêt à modifier leurs habitudes afin de vivre selon leurs moyens.

Comment faire pour remplacer une habitude? Marc-André Morel explique qu’il faut d’abord en connaître l’origine. Une fois que c’est fait, que faire quand la tentation est trop forte? Le conférencier enseigne à ses auditeurs qu’il est important de se retenir. De cette façon, un individu en vient à ressentir la satisfaction de ne pas avoir acheté sur le coup de l’émotion. Une autre astuce qui fonctionne bien est d’attendre trois semaines avant d’ouvrir son portefeuille pour acheter le bien désiré. Ainsi, on a le temps de réfléchir : cet objet est-il nécessaire? Le conférencier a précisé que ces méthodes peuvent nécessiter une adaptation de 60 à 66 jours pour 80 % de la population. Seuls 20 % de la population serait en mesure d’y arriver tout de suite.

L’as de la finance conseille également d’éviter de se laisser tenter par l’effet du mérite. À titre d’exemple, M. Morel a cité le slogan de la compagnie L’Oréal «Parce que vous le valez bien». C’est ce qui amène une majorité de la population à se payer un restaurant le vendredi soir, à s’acheter un voyage de dernière minute, etc.

«Le sentiment de mérite, c’est quelque chose de puissant qui va chercher la fibre émotive de l’être humain et qui pousse à l’achat, qu’on ait l’argent ou non», indique M. Morel. Il recommande donc de couper dans ces dépenses qui au final ne font que diminuer le compte en banque.

Il propose une méthode très simple pour mettre de l’argent de côté, celle de mettre dans un pot un dollar ou deux chaque jour pour se forcer à développer une discipline financière. Grâce à cette méthode, un ami de M. Morel a économisé suffisamment d’argent, sur une période de 10 ans, pour payer les études de sa fille.

Marc-André Morel est diplômé de l’Université Concordia en marketing. Il cumule 16 ans d’expérience en tant que conférencier. Il a donné plus de 200 conférences du genre partout à travers le monde en plus d’écrire cinq livres sur la réussite personnelle. 

 

 

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