Vingt-trois nouveaux canonniers au 1 R22eR

Agrandir l'image Voici la vue du chef d’équipage lorsqu’il est placé à l’extérieur de l’habitacle du VBL. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Le soldat Cédrick Sabourin, membre du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (1 R22eR), porte l’uniforme des Forces armées canadiennes (FAC) depuis maintenant trois ans. Le 12 avril, au champ de tir TERMOLI, il a vécu sa première expérience de tir réel sur la tourelle de 25 mm du véhicule blindé léger III (VBL III).

Assis dans la tourelle du VBL sur le siège du tireur, le jeune soldat observe le terrain sur l’écran du système de visée. Debout juste à côté, le chef d’équipage identifie les cibles de l’extérieur de la tourelle à l’aide de jumelles. À son signal, le Sdt Sabourin engage la cible et fait feu. Son premier tir manque de peu la cible, mais l’impact au sol lui permet d’ajuster son prochain tir à l’œil. «C’est l’arme la plus puissante que j’ai utilisée jusqu’à présent», affirme le Sdt Sabourin. J’ai hâte de prendre part à d’autres exercices pour me perfectionner.»

À bord du VBL, un passager, le caporal Denis Harvey. Il prendra en alternance avec le Sdt Sabourin les commandes du canon Bushmaster de 25 mm. «Ce qui est l’fun, c’est qu’on met enfin en pratique ce que nous avons appris pour être prêts à opérer les VBL III sur le terrain, en exercice ou en déploiement», se réjouit le Cpl Harvey. À quel apprentissage fait-il référence? Au tout nouveau processus d’intégration des soldats du 1 R22eR auquel 23 candidats ont participé.

Récemment adopté, ce processus vise à qualifier des nouveaux soldats de l’unité au tir avec les armes du VBL III, soit le canon de 25 mm, la mitrailleuse coaxiale C6 et la mitrailleuse C9.

Tel qu’indiqué par le commandant adjoint du cours, adjudant Marc Hamelin, aucune stratégie n’avait été adoptée en ce sens auparavant. «On veut faire en sorte que désormais, nos nouveaux gars soient qualifiés pour les différents tirs sur VBL dans le but de rencontrer les ratios de qualification dans les bataillons d’infanterie», précise-t-il.

Depuis la dernière montée en puissance, le 1 R22eR a remarqué que, comparativement à l’époque des missions en Afghanistan, de moins en moins de fantassins étaient qualifiés pour les tirs sur VBL.

Ainsi, dès que les nouveaux soldats font leur arrivée au bataillon, ils entament le programme de formation sur le VBL III. Mais il ne faut pas croire que le Sdt Sabourin et le Cpl Harvey ont pu, du jour au lendemain, engager des cibles à partir d’un VBL. Il faut apprendre à marcher avant de courir. Dans le cas présent, des cours théoriques sont nécessaires avant d’employer la force létale. Les candidats passent ensuite quelques heures en classe et sur un simulateur avant d’atteindre l’apogée de leur formation, le champ de tir final.

Cette phase constitue le premier contact du soldat avec l’arme. Ils découvriront bien vite qu’il y a toute une différence entre le tir statique et le tir en mouvement. «Même si le véhicule est doté d’un système de stabilisateur de tir, le tireur doit tout de même compenser pour le déplacement du véhicule afin de faire une bonne acquisition de cible», explique l’expert en tir direct du 1 R22eR, sergent Dominique Descheneaux.

Personne n’ambitionne de faire des candidats des as du canon 25 mm. Le cours vise à leur permettre d’effectuer un tir de base. «Pour maîtriser le système, il faut beaucoup d’heures de pratique. Pas un candidat ne va en ressortir et être pleinement efficace», précise le commandant du cours, le capitaine Nicolas Lefrançois-Santo. En fait, l’objectif visé par le 1 R22eR, toujours selon le Capt Lefrançois-Santo, est de disposer d’une plus grande flexibilité en ce qui a trait à l’opération du VBL III en cas de déploiement ou d’exercice.

«C’est notre véhicule. Qu’on soit déployé ou en exercice, le VBL est notre petite maison. Le canon 25 mm est notre support. C’est toujours plaisant d’apprendre comment nos outils fonctionnent», affirme le Cpl Harvey.  

De retour à l’unité, les nouveaux canonniers devront ensuite attendre les montées en puissance avant d’améliorer leurs habiletés au tir en situation réelle. D’ici là, ils pourront patienter en s’exerçant sur simulateur.  

Le processus d’intégration prévoit former trois vagues de soldats pour 2016. C’est donc dire qu’il existe un potentiel de 72 nouveaux tireurs sur un bataillon d’environ 700 membres. Lorsque le bataillon recevra les VBL 6.0, il y aura conversion du savoir de tout le monde sur la nouvelle plate-forme.

L’équipage d’un VBL est composé d’un chef d’équipage, d’un chauffeur, d’un canonnier et de sept passagers. 

 

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