Contamination au 1 R22eR

Agrandir l'image L’EPI est inspecté au peigne fin à l’aide d’un détecteur AP4 Charlie. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Le 28 avril, près de 120 membres du 1er Bataillon, Royal 22e Régiment (1 R22eR) ont été contaminés dans les secteurs d’entraînement. Pas de panique, il s’agissait d’un exercice de simulation chimique, biologique, radiologique et nucléaire (CBRN).

L’exercice CASTOR CONTAMINÉ est le premier du genre à se tenir au 1 R22eR depuis plusieurs années, confirme le commandant de section responsable du site de décontamination, sergent Alain Laframboise.

L’objectif ultime de l’exercice était de conduire un exercice CBRN afin de tester l’équipement de protection individuelle (EPI) des soldats, la résilience mentale et la capacité de la compagnie de service à effectuer une décontamination opérationnelle de niveau deux.

Le commandant adjoint de la compagnie de décontamination, capitaine Pascal Bergeron, explique qu’une décontamination opérationnelle survient lorsqu’une contamination vient mettre un frein à une mission. Dans le but de ramener les soldats au combat le plus rapidement possible avec un EPI propre, le commandant de mission donne l’ordre de mettre en œuvre un site de décontamination.

«Dans un environnement CBRN, on ne veut pas propager la contamination, ni que les soldats portent un habit contaminé trop longtemps. Il est donc important de changer d’EPI pour poursuivre ses activités de façon sécuritaire», précise le Capt Bergeron. 

Après une marche de dégradation de 4,2 kilomètres, afin que les gars et les filles s’acclimatent à l’EPI, les participants passaient à tour de rôle par les quatre étapes du processus de décontamination opérationnelle.

Première étape, la détection d’agents chimiques. À l’aide d’un détecteur AP4 Charlie, un collègue scanne l’EPI sur l’ensemble du corps pour déterminer si la personne est contaminée ou non. Si l’uniforme est intact, le militaire peut se déshabiller et  doit écouter les consignes du sergent du site. S’il y a contamination, le soldat passe à la seconde étape : la zone de décontamination initiale. Dans une bassine remplie d’eau savonneuse ou d’eau de javel, la personne contaminée frotte ses gants et ses bottes avec le produit décontaminant. Par la suite, un frère d’armes asperge son uniforme à l’aide d’une bonbonne pour limiter l’évaporation de l’agent chimique. Vient ensuite l’étape la plus cruciale, retirer l’EPI. À ce moment, le Capt Bergeron affirme qu’il est primordial d’éviter une contamination croisée. Cela peut survenir, par exemple, lorsque la boîte filtrante du masque à gaz touche à la combinaison. Pour finir, le soldat peut récupérer son matériel, enfiler une nouvelle combinaison et poursuivre la mission.  

Pour ce qui est des EPI contaminés, ils sont tous récupérés dans un sac et brûlés par les opérateurs du site de décontamination.

Un EPI est composé de la combinaison, du masque à gaz, des bottes de protection et des gants.

En plus de pratiquer les étapes de décontamination, les membres du 1 R22eR ont auparavant assisté à un briefing de sécurité et complété cinq kiosques sur différents aspects d’une situation CBRN soit : les contre-mesures médicales, l’instruction sur les armes démontées, les méthodes de communication, l’équipement spécialisé et l’effet de dégradation.

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