Retour sur la visite en Europe du colonel St-Louis

Agrandir l'image Le colonel Michel-Henri St-Louis (au centre) regarde une compétition de style forestière en compagnie du major François Dionne et du major Pat Cantin. Photo - Capt Jean-Pierre Coulombe, OAP FOI-U

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Exercice CITADELLE JAVELIN, visite des troupes de Valcartier déployées en Pologne et en Ukraine, et rencontre avec l’ambassadeur du Canada en Ukraine, Roman Waschuk, voilà les faits saillants de la visite en Europe du commandant du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), colonel Michel-Henri St-Louis, à la fin de l’hiver 2016.

En compagnie du sergent-major du 5 GBMC, adjudant-chef Stéphan Despins, le Col St-Louis a tout d’abord participé à son deuxième exercice de QG de brigade en moins de six mois, CITADELLE JAVELIN 2016, qui s’échelonnait du 1er au 18 mars à Mourmelon-le-Grand, en France.

Pendant ces trois semaines, l’Armée française faisait appel, dans le cadre de son exercice de confirmation des compétences, à six brigades pour simuler le commandement et contrôle d’un corps en opération, et ce, sans troupe au sol. Le Col St-Louis explique qu’il s’agissait d’une occasion de déployer le QG de brigade avec des éléments de commandement et contrôle pour jouer le rôle de commandement du 5 GBMC dans une zone d’opérations et un pays fictif. Ce dernier était notamment aux prises avec une insurrection, un voisin belligérant, une révolution, une partie d’une province voulant se scinder et une portion de son armée qui avait déserté.

«C’était un scénario très réaliste et comparable à une situation que nous pouvons observer dans les conflits d’aujourd’hui», commente le commandant du 5 GBMC.

Tant qu’à être en Europe, le Col St-Louis et l’Adjuc Despins ont rendu une petite visite aux troupes des opérations REASSURANCE (Pologne) et UNIFIER (Ukraine).

En Pologne, en plus d’observer le travail des militaires de la brigade, le leader du 5 GBMC a eu l’occasion d’échanger avec le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, également en visite. «Le ministre était ravi. Il a vu des jeunes hommes et femmes dynamiques, et a pu observer le travail et le dévouement des membres de la brigade», précise le Col St-Louis.   

Du côté de l’Ukraine, le fait saillant du passage du commandant a été de côtoyer l’ambassadeur du Canada en Ukraine, Roman Waschuk, le temps d’une journée. Ce moment privilégié a permis au Col St-Louis de constater la relation exceptionnelle qui existe entre les troupes canadiennes et M. Waschuk.

«Il est très fier d’avoir des troupes canadiennes qui aident le personnel de l’Armée ukrainienne à se professionnaliser. Notre présence dans ce pays est un message positif qui est bien reçu par les autorités ukrainiennes. Le tout permet de rehausser notre crédibilité et de faire rayonner le Canada. Dans tous mes déploiements ou mes visites, la brigade canadienne ressort de par son haut niveau de performance. Je suis fier de dire qu’il y a quelque chose de particulier dans le professionnalisme de nos militaires. Notre capacité à transmettre nos connaissances est digne de mention», avoue le Col St-Louis.

Une fin d’hiver occupée pour le 5 GBMC

Le mois de mars a été particulièrement mouvementé pour la brigade. En plus de CITADELLE JAVELIN, des troupes du 12e Régiment blindé du Canada étaient de passage dans les Alpes françaises avec un régiment de chasseurs alpins dans le but de peaufiner des techniques de chasse en haute montagne.

Des centaines de kilomètres plus loin, à Cesson, des membres du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment s’entraînaient pour le combat en zone urbaine dans un centre spécialisé de l’Armée française.

Finalement, des représentants du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment s’entraînaient dans la jungle de la Martinique française.

Le mandat de haute disponibilité tire à sa fin

Cela fera bientôt un an que le 5 GBMC est en haute disponibilité opérationnelle. Les forces actuellement déployées aux quatre coins du globe sont les dernières de l’année en ce qui concerne la brigade de Valcartier.

Après les derniers retours qui auront lieu au mois d’août prochain, le 5 GBMC entrera dans sa phase de soutien. Ce sera le temps de tester les capacités individuelles, de répondre à des tâches domestiques, de soutenir l’armée et surtout de soutenir les autres brigades qui seront en haute disponibilité et en préparation de haute disponibilité. Viendra ensuite la montée en puissance de 2017 avec pour objectif d’être prêt à la prochaine année de haute disponibilité, en 2018.

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