Des soldats du 5 GBMC dans «l'enfer vert»

Agrandir l'image Les dix soldats de la brigade qui ont pu aiguiser leurs compétences en matière de patrouille dans la forêt tropicale de la région amazonienne du Brésil. Photo - Gracieuseté

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Une dizaine de militaires du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) ont fait belle figure lors de la 2e Compétition internationale des patrouilles, tenue au mois d'août, dans la forêt tropicale de la région amazonienne du Brésil.

Invitée par l'Armée brésilienne à aller présenter leurs capacités en guerre de la jungle, l'équipe du 5 GBMC, qui représentait le Canada, a conclu la compétition au cinquième rang des 20 équipes présentes au Centre d'instruction de guerre de la jungle, à Manaus. Quatorze pays différents étaient représentés pour cette première édition ouverte aux pays étrangers.

Cette compétition offrait aux participants l’opportunité d'aiguiser leurs compétences en matière de patrouilles sur le terrain difficile et imprévisible qu'est la jungle, aussi surnommée «l'enfer vert».

Pour l'emporter, les militaires du 5 GBMC, provenant principalement de la compagnie B du 3e Bataillon du Royal 22e Régiment (3 R22eR), ont dû passer à travers deux phases d'épreuves. La première, en forêt, comportait notamment des embuscades, des attaques coordonnées, des avances au combat et des attaques dans des favelas, le tout avec les armes brésiliennes. La seconde, en milieu aquatique, amenait les soldats à être évalués sur des sauts en hélicoptère, des déplacements en forêt, des attaques coordonnées de positions, etc. 

Au-delà de la compétition, le sergent Guillaume Dupont-Boisvert, responsable des opérations en jungle du 3 R22eR, a expliqué que l'objectif était de démontrer la capacité du Canada dans le domaine de la guerre dans la jungle.

«On a prouvé au monde entier qu'on était une capacité sérieuse pour les opérations en jungle. Les Brésiliens m'ont même dit qu'ils n'avaient jamais autant appris avec une armée étrangère», s'est exclamé le Sgt Dupont-Boisvert. Il a aussi spécifié que beaucoup de liens avaient été créés avec les différentes armées présentes, notamment celles du Brésil, de l'Allemagne, de la Chine et autres.

Une capacité en développement

Rencontré dans les bureaux de l'Adsum, le Sgt Guillaume Dupont-Boisvert a expliqué que l'Armée canadienne développe depuis 2009 une capacité pour les opérations en jungle et qu'un programme est officiellement établi depuis 2011.

Lui-même étant un des premiers Canadiens à se spécialiser en la matière, il est maintenant l'un de ceux qui dirigent l’entraînement au sein du 5 GBMC. Chaque été, des militaires du 3 R22eR prennent part à un entraînement pour parfaire leurs habiletés en matière d'opérations dans la jungle. Cet entraînement mettant à l'épreuve leur endurance physique, leur force mentale, leur leadership et leurs compétences de soldat, seuls les plus tenaces méritent le privilège d'être retenus pour la capacité de guerre dans la jungle.

La compétition au Brésil servait d'ailleurs de test pour les normes d'aptitudes au combat en jungle (NACJ) que les soldats doivent remplir pour confirmer leur statut. 

Le Sgt Dupont-Boisvert affirme que l'objectif du Canada est d’établir sa réputation dans les pays exotiques pour démontrer l'efficacité de ses capacités dans les opérations en jungle, dans l’éventualité de missions en milieu tropical ou équatorial.

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