Un ancien officier du 12 RBC publie son troisième roman

Agrandir l'image Le Lcol (ret) Richard Aubry a fait partie des FAC pendant plus de 36 ans. Photo - Gracieuseté

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Thriller militaire inspiré de plusieurs faits réels, le nouveau roman du lieutenant-colonel à la retraite Richard Aubry, «Danger à Monrovia!», plonge le lecteur au cœur de l’épidémie d’Ebola qui a ravagé l’Afrique de l’Ouest.

Rappelons que le virus Ebola a causé la mort d’environ 11 000 personnes depuis 2013 jusqu’à ce que l’OMS annonce la fin de l’épidémie au printemps 2016. L’histoire du roman nous transporte à Monrovia, capitale du Liberia, où l’escadron A du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) est déployé pour effectuer des tâches de reconnaissance, en appui à la coalition créée par les Américains pour combattre l’épidémie.

Comme le précise le Lcol (ret) Aubry, ancien membre du 12 RBC, les Américains ont réellement envoyé 3000 soldats au Liberia à l’automne 2014 pour aider à éradiquer le virus. Le Canada s’était joint à l’effort en envoyant un groupe médical en Sierra Leone, autre pays touché.

Carrière militaire enrichissante

Fort d’une carrière de plus de 36 ans au sein des Forces armées canadiennes (FAC), l’ancien officier des blindés s’est inspiré de son vaste bagage militaire et des années qu’il a vécues en Afrique pour écrire son roman. En effet, le Lcol (ret) Aubry a occupé le poste d’attaché des FAC en Afrique de 1992 à 1998. Il a notamment habité quatre ans au Zimbabwe et deux ans en Afrique du Sud, en plus d’être accrédité dans six autres pays de cette région.

Pendant ces affectations, il a été témoin de nombreux bouleversements politiques. Il a eu le privilège de rencontrer Nelson Mandela, figure légendaire de la lutte contre l’apartheid et président de l’Afrique du Sud de 1994 à 1999. «J’ai été privilégié de vivre ces expériences. J’en ai acquis tout un bagage et je transpose certaines de mes péripéties dans le roman», précise Lcol (ret) Richard Aubry.

En plus du continent africain, il a été affecté en Asie, en Europe et aux États-Unis.

«J’ai connu une carrière hors de l’ordinaire avec des mutations qui m’ont fait passer 15 ans de ma vie à l’étranger», ajoute-t-il. Le vétéran peut se targuer d’avoir été aux premières loges d’événements qui ont marqué l’histoire contemporaine, tels la crise d’octobre au Québec, en 1970, la chute du mur de Berlin, en 1989, et la fin de l’apartheid en Afrique du Sud en 1994.

Léguer son histoire et influencer les jeunes

Avant d’écrire des romans, Richard Aubry a consigné des épisodes de sa vie militaire dans un journal familial mensuel intitulé Mensuel du domaine des sept. Il s’est consacré à ce projet pendant huit ans.

Constatant au bout de ces huit années qu’il avait amassé beaucoup de matériel et motivé par le désir de léguer quelque chose de concret à sa fille, l’officier à la retraite s’est alors lancé dans la rédaction de ses mémoires sur sa carrière militaire en trois tomes, intitulés «Richard s’en va-t-en-guerre! ou Mes années passées à l’armée 1968-2004».

C’est ensuite qu’il s’est lancé dans l’aventure du thriller militaire. Il souhaite ainsi faire connaître, entre autres choses, le monde militaire aux jeunes qui se cherchent une carrière. Ses romans mettent l’accent sur le dévouement, la camaraderie et l’éthique militaire, des valeurs importantes pour lui.

«J’ai l’impression que les jeunes d’aujourd’hui se cherchent et qu’ils n’arrivent pas à décider quelle direction prendre. Les possibilités dans les FAC sont immenses et j’espère donner l’envie à des jeunes hommes et femmes d’entrer dans les FAC», témoigne-t-il.   

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