Exercice CROIX DU SUD : Entraînement en matière d’assistance humanitaire pour le 3 R22eR

Agrandir l'image Un groupe de 40 membres du 3 R22eR participait à l’exercice CROIX DU SUD, du 7 au 18 novembre, en Nouvelle-Calédonie. Photo - Facebook du 3 R22eR

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Nouvelle-Calédonie, novembre 2016. Il y a un mois, cet archipel de l’Océanie a été frappé par un séisme majeur. Les infrastructures ont souffert, les tensions au sein de la population ont augmenté et la sécurité a diminué. Le pays tente de se remettre sur pied, mais les ressources manquent. Le gouvernement demande l’assistance immédiate à l’ONU qui envoie des troupes internationales pour soutenir les autorités civiles.

C’est dans ce scénario fictif que 40 militaires du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) ont été plongés du 7 au 18 novembre. Dans le cadre de l’exercice CROIX DU SUD, un bataillon multinational regroupant 12 pays a été formé pour entraîner les participants en matière d’assistance humanitaire.  

«Nos militaires doivent être aptes à intervenir dans ce genre de situation et d’environnement. C’est important, car nous devons être prêts lorsque le Canada décidera de nous y envoyer», affirme le commandant de la compagnie B du 3 R22eR, major Maxime Mardini.   

Rencontré par l’Adsum, le Maj Mardini a expliqué qu’en plus de volet de l’assistance humanitaire, l’exercice se concentrait sur le soutien aux autorités civiles en cas de catastrophe naturelle. Évacuations de non-combattants, opérations de stabilité et tâches de sécurité étaient également au menu. La participation d’organisations non gouvernementales comme la Croix-Rouge augmentaient le réalisme de l’exercice. Une petite partie a quant à elle été consacrée à de l’entraînement amphibie. 

Créer des liens entre pays

Avant de se lancer dans le scénario principal de l’exercice CROIX DU SUD, les 12 nations ont pris part au Programme d’intégration de la force.

Cette première partie de l’exercice, qui s’échelonnait sur deux ou trois jours, visait à développer l’interopérabilité entre les différents pays. Le Canada, l’Angleterre, le Tonga ou la Papouasie-Nouvelle-Guinée, pour ne nommer que ceux-là, travaillaient ensemble à développer des méthodes de travail pour que le scénario se déroule bien. Ils en ont même profité pour effectuer un parcours d’obstacles et tirer avec les armes des Forces armées françaises qui étaient les hôtes de l’exercice. Des gars du 3 R22eR ont également sauté en parachute avec les Français dans le but d’obtenir leurs ailes françaises.  

Ce séjour en Nouvelle-Calédonie était une nouveauté pour plusieurs membres du 3 R22eR. Des militaires du Vanuatu, un état de l’Océanie situé en Mélanésie, faisaient partie de la compagnie française à laquelle le personnel de Valcartier était attaché. Les soldats canadiens ont d’ailleurs été d’une grande aide.

«Puisque nous parlions français et anglais, nous avons joué un rôle de pont entre les nations. Les gars ont souvent été utilisés pour faire la traduction et rassembler les troupes. La capacité d’adaptation et la volonté d’aider sont parmi les forces des soldats canadiens», rapporte le Maj Mardini.  

L’exercice CROIX DU SUD a lieu une année sur deux. Il fait suite à l’exercice ÉQUATEUR qui est un entraînement de poste de commandement. Comme l’explique le commandant de la compagnie B, qui y a pris part en 2015, l’exercice ÉQUATEUR vise à développer un plan à mettre en action dans le cadre du scénario qui sera joué un an plus tard. 

«L’exercice CROIX DU SUD cadre parfaitement avec le mandat du 3 R22eR. En tant que force légère facilement déployable, c’est le genre de théâtre dans lequel on excelle le mieux. Les gars ont super bien fait ça», termine le Maj Maxime Mardini. 

<< Retour à la page d'accueil