Le Cplc Guillemin complète le mythique marathon de Boston

Agrandir l'image Le caporal-chef Benjamin Guillemin fier d’avoir parcouru les 42,2 kilomètres du marathon de Boston. Photo - Gracieuseté

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Le congé pascal a été bien spécial pour le caporal-chef Benjamin Guillemin du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment (2 R22eR). Le passionné de sports d’endurance participait, le 17 avril, à la 121e édition du marathon de Boston.

Âgé de 45 ans, le Cplc Guillemin en était à sa deuxième expérience à cette mythique compétition. Cette année marquait le cinquième anniversaire du double attentat de 2013 qui avait fait trois morts et plus de 180 blessés.

Athlète de triathlon d’abord, le militaire du 2 R22eR affirme avoir pris part à ce marathon par pur plaisir personnel. «Je fais le marathon de Boston pour me motiver pour le reste de la saison», confie-t-il.

Pour le plaisir ou non, ça aura pris 3 heures 26 minutes et 59 secondes au Cplc Guillemin pour compléter les 42,2 kilomètres qui sillonnent les routes et les rues de l’Athènes de l’Amérique en plein jour des Patriotes. Une satisfaction pour le militaire de la Base Valcartier.

Pour y arriver, l’athlète du 2 R22eR a dû relever de nombreux défis : la chaleur, le besoin de s’hydrater et l’endurance physique et mentale face à une douleur musculaire intense. Comme l'explique le Cplc Guillemin, les dix premiers kilomètres étaient déjà éprouvants. Au rythme de 4 minutes 30 secondes du kilomètre, les 30 000 participants partent simultanément et s’entassent comme des sardines pendant plusieurs minutes. À un certain moment, le peloton se répartit. Dès qu’il a croisé un point de ravitaillement, il en a profité pour faire le plein d’eau et de Gatorade pour se revigorer, chose qu’il a faite à chacun de ces endroits. La seule nourriture qu’il s’est permise est un petit bout de banane. Le travail mental a atteint son comble au 30e kilomètre. Le parcours, descendant pendant la majorité des 42,2 km, passe par une série de trois petites côtes, ce qui met du piquant pour la fin de la course.

L’événement attire chaque année plus de 500 000 spectateurs, ce qui en fait l’événement sportif le plus suivi en Nouvelle-Angleterre. Comme le décrit le Cplc Guillemin, il y a des spectateurs du début à la fin.

«Ce qui est plaisant du marathon de Boston, c’est que c’est un accomplissement. Tu dois te classer pour y aller et quand t’es rendu là, c’est parce que t’as déjà accompli beaucoup de choses. Un coup rendu sur place, tu ne fais que profiter du moment présent. C’est une belle expérience», remarque le Cplc Guillemin, qui s’est classé pour l’événement aux nationaux de course d’Ottawa en 2016.

Celui qui a débuté la discipline du triathlon en 2012 ne fait que commencer sa saison. Pendant l’été, il sera du demi-Ironman de Tremblant, suivi du Championnat de triathlon des Forces armées canadiennes, du Ironman de Lake Placid et du Championnat du monde de demi-Ironman.

Le Cplc Guillemin tient d’ailleurs à remercier sa chaîne de commandement qui le soutient à travers ces expériences et lui laisse le temps de s’entraîner pour y parvenir. 

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