Micromaisons : un grand projet pour l’entreprise d’un réserviste

Par Édouard Dufour, journal Adsum

Les micromaisons, véritable phénomène mondial, ont fait leur apparition en sol canadien ces dernières années. Le sergent Jean-Philippe Marquis, membre du 35e Groupe-brigade du Canada (35 GBC), est l’un des trois associés de Québec ayant propulsé la commercialisation d’un nouveau type de micromaisons sur roues, à même les locaux de son entreprise, Minimaliste, ayant pris racine à l’île d’Orléans.

Il y a maintenant deux ans et demi que le projet des trois associés a pris son envol. «Nous aimons l’ambiance de l’île d’Orléans et faire découvrir notre travail aux gens. En partenariat avec la MRC, nous avons organisé une porte ouverte où 800 personnes se sont présentées», explique le Sgt Marquis.

Ses partenaires et lui offrent des modèles de maisons «quatre saisons» adaptées aux grandes variations de température du climat québécois. «L’économie d’énergie, la diminution de l’empreinte écologique, les considérations économiques et la mobilité» sont toutes des raisons que note le Sgt Marquis pour expliquer l’engouement grandissant pour les micromaisons. Selon l’entrepreneur, toujours actif en tant que membre de la Réserve des Forces armées canadiennes (FAC), «la Californie, l’Ontario et l’Alberta» sont des endroits où le marché des micromaisons est en forte progression.

Les propriétaires de la jeune entreprise suivent le Code du bâtiment du Québec comme ligne directrice pour la construction de ces maisons de taille non conventionnelle. Les électroménagers et l’ameublement y sont entièrement personnalisables.

Acquis militaires au service de l’entrepreneuriat

Le Sgt Marquis reconnaît que son cheminement dans les FAC est bénéfique à son développement entrepreneurial. Il cible d’ailleurs «la gestion du personnel, la résolution de conflit et le leadership» comme des aptitudes requises dans le monde des affaires qu’il a développées grâce aux FAC. «C’est aussi toute la discipline et la résilience que je peux employer pour résoudre les problèmes de l’entreprise», ajoute-t-il. À son avis, l’armée lui a permis de «développer ses nerfs», afin de passer «en mode solution» plutôt qu’en «mode réaction», lorsqu’un imprévu ou un choix d’importance se présentent. L’adaptation des micromaisons aux normes de sécurité du transport des États-Unis est l’un des grands défis qu’ont surmontés le Sgt Marquis et son équipe.

L’armée est une «véritable vocation» pour ce militaire. Il souhaite motiver les nouveaux membres qui entrent dans la Réserve et assister à leur progression, au même titre qu’il chapeaute les deux jeunes menuisiers qui travaillent au sein de son entreprise de micromaisons.

«Le travail est exigeant et ça représente des semaines de 50 à 60 heures. C’est beaucoup de labeur, mais on a le sentiment de devenir le chef de file en la matière au Québec», allègue le Sgt Marquis. 

Pour militaires

Le Sgt Marquis mentionne que «les jeunes officiers en début de carrière sont souvent appelés à changer fréquemment de domicile au cours de leur formation», tout en ajoutant que «plusieurs sont dans l’obligation de vendre rapidement leur maison à perte». Les micromaisons répondent selon lui parfaitement à ce besoin «de mobilité et de flexibilité financière» des militaires. «En plus de leur coût plus bas que celui d’une maison traditionnelle, la valeur de revente des micromaisons demeure très stable», ajoute-t-il. Ces micromaisons haut de gamme se détaillent entre 70 000 $ et 160 000 $.

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