Le parcours du combattant Léo Major bientôt au petit écran

Agrandir l'image Léo Major s'est distingué par ses actes de bravoure lors de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

 «LÉO MAJOR: Le fantôme borgne» est un film qui rend hommage aux exploits héroïques d’un homme d’exception. Le soldat Léo Major a libéré seul la ville hollandaise de Zwolle (50 000 habitants) lors de la Seconde Guerre mondiale. Bien que vénéré aux Pays-Bas, où on lui a consacré une grande avenue et où son nom figure dans les livres d’histoire, ses actes de bravoure demeurent méconnus au Québec.

L’Adsum s’est entretenu avec Bruno DesRosiers, réalisateur du film-hommage pour le Groupe Sighter, quelques semaines avant sa première diffusion sur la chaîne télévisuelle RDI, le 13 avril.

L’idée de mettre en lumière le parcours du Sdt Léo Major a germé dans l’esprit de M. DesRosiers, dès 2010, lorsqu’il a trouvé les premiers germes d’information le concernant. Les précieux renseignements provenant «du centre d’archives hollandais, des journaux de guerres officiels du gouvernement du Canada et de Jocelyn Major, le fils de Léo Major», ont permis de dresser le portrait unique de ce héros. Léo major a servi au sein du Royal 22 Régiment et du Régiment de la Chaudière (R de Chaud). Il est le seul soldat à avoir reçu deux médailles de conduite distinguée dans deux guerres différentes : la Deuxième Guerre mondiale et la guerre de Corée.

 

Le réalisateur explique que «les gens qui ne connaissent pas leur histoire en sont privés», concernant l’importance de dévoiler «les exploits historiques de Léo Major». Il ajoute que plusieurs Canadiens français du R de Chaud, tous dotés du même «sentiment patriotique» qui habitait Léo Major, ont profité de certaines «missions d’éclairage», lors de la Seconde Guerre mondiale, pour mener des offensives libératrices d’envergure, et ce, «plusieurs kilomètres derrière les lignes ennemies».

Le réalisateur aborde aussi sa démarche créative : «Il ne faut pas faire un film en voulant absolument plaire à tout le monde. La production doit être visionnée et commentée par plusieurs personnes. Il faut savoir revenir à la base et s’assurer que le visionnement demeure divertissant.» Bruno DesRosiers souligne également «l’approche humaine et l’intensité» d’Alain Stanké, le narrateur du film.

Faits d’armes uniques

Le 6 juin 1944, Léo Major participe au débarquement de Normandie et contribue à la capture de Juno Beach avec ses frères d’armes du R de Chaud. Quelques jours plus tard, il est blessé en opération par l’explosion d’une grenade au phosphore et perd l’usage d’un œil. À l’automne de cette même année, pendant la bataille de l’Escaut, en Hollande, sous les directives de son supérieur, Léo Major part un soir à la recherche d’un groupe de soldats britanniques partis en patrouille. Il surprendra alors, dans un petit village, une centaine d’Allemands ensommeillés, avant de les faire presque tous prisonniers à la pointe de sa mitraillette.

En avril 1945, Léo Major et les troupes canadiennes arrivent près de Zwolle, en Hollande, une ville de 50 000 habitants sous occupation allemande. Seul et au milieu de la nuit, Léo Major, alors muni d’une mitraillette et d’un sac de grenades, met en déroute une garnison allemande complète, créant au passage confusion, panique et chaos dans les rangs de l’ennemi.

Encore aujourd’hui, les habitants le considèrent comme un héros légendaire. Une avenue importante de la ville a été renommée en son honneur : «Léo Major, premier libérateur canadien de Zwolle.»

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