RDDC : recherche technologique incontournable

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Par Édouard Dufour Journal Adsum

Le Centre Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), voisin de la Base Valcartier, a le mandat clair de doter les membres des Forces armées canadienne (FAC) d’un avantage technologique crucial, lorsque ceux-ci sont confrontés au danger. Bien que l’essentiel de leur travail soit marqué par le sceau de la confidentialité, les 1400 employés du RDDC repoussent quotidiennement les limites de la science, dans l’optique de sauver des vies.

 «Notre objectif est de jouer le rôle de conseiller auprès du ministère de la Défense. Nous cumulons, accédons et créons un bassin de connaissances technologiques qui aide les FAC», explique d’entrée de jeu Bruno Gilbert, directeur de RDDC. Que ce soit pour tester de nouveaux modèles de véhicules, d’aéronefs, d’armes à feu, de plaques balistiques, le RDDC a recours à une myriade d’experts scientifiques, d’ingénieurs et de technologues pour atteindre ses objectifs de recherche. Désireuse de toujours rester au diapason des besoins militaires, l’équipe de RDDC fait appel à une vingtaine de conseillers militaires. Ceux-ci sont «des agents de liaison détenant une importante expérience du terrain», relate Bruno Gilbert.

Le directeur ajoute que la mission de RDDC est d’identifier les défis technologiques auxquels les FAC devront répondre, et ce, «avant que ceux-ci ne se présentent». Il cite, à titre d’exemple, les efforts de recherche importants effectués, dès 1990, pour augmenter la résistance des véhicules militaires face aux engins explosifs improvisés (EEI). Quelques années plus tard, lors du déploiement en Afghanistan, ces recherches initiales ont permis de sauver des vies. Pas moins de 17 configurations d’armement et d’éléments de protection pouvant être ajoutées aux véhicules blindés du Canada ont été élaborées lors de ce déploiement difficile. «Nos gens sont très fiers et motivés de pouvoir soutenir les membres des FAC dans leur mission», témoigne Bruno Gilbert.

Communauté internationale forte

Un autre aspect important du RDDC est sa collaboration avec l’élite internationale en matière de nouvelle technologie. Le centre de recherche fait notamment équipe avec les alliés du Canada membres de l’OTAN. Le RDDC collabore aussi à l’avancement de la technologie militaire dans le cadre de forums internationaux et de partenariats bilatéraux avec d’autres pays, tels que l’Australie et la Norvège. On retrouve, parmi ses succès, la mise au point d’une fusée d’exploration spatiale dans les années 1980. Une représentation de cette fusée trône d’ailleurs toujours devant les installations de RDDC, le long de la route de la Bravoure.

Percées technologiques

Le RDDC est fier du passé, mais se tourne résolument vers l’avenir. Le développement de la technologie pour «l’entraînement à empreinte écologique faible dans les champs de tir», «les lasers de haute puissance», «l’hyper vélocité», «l’intelligence artificielle», ainsi que «la détection et la poursuite de drones» sont tous des domaines pour lesquels les scientifiques du centre démontrent un intérêt marqué.

Dans un horizon de trois ou quatre ans, le RDDC devrait se doter d’un nouveau bâtiment permettant de regrouper toutes ses activités sous le même toit. Ce complexe moderne serait doté de «laboratoires modulaires détenant une plate-forme mécanique, chimique et optronique». Il inclurait aussi plus d’espace intérieur pour effectuer des tests hivernaux sur des véhicules. Cet ambitieux projet est actuellement en instance d’approbation. «Nous devons être constamment à l’avant-garde et concentrer nos efforts là où l’on peut faire la différence!», conclut avec entrain M. Gilbert.

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