Exercice GUERRIER NORDIQUE : avancer dans le froid et la neige

Agrandir l'image Le soutien des Rangers est indispensable dans ce type d’environnement qui nécessite des techniques élaborées de survie par temps froid.

Par Édouard Dufour Journal Adsum

Des membres des 34e et 35e Groupes-brigades du Canada (34 et 35 GBC), du 12e Régiment blindé du Canada, de la Garde Nationale des États-Unis et de membres du 2e Groupe de patrouille des Rangers canadiens ont additionné leurs efforts pour mener à bien l’exercice annuel GUERRIER NORDIQUE, au Nunavik, à Kangiqsujuaq, du 27 février au 10 mars.

Vivre dans une simple tente et veiller constamment à entretenir la chaleur à l’intérieur de celle-ci, tout en construisant des fortifications de neige pour préserver son habitacle des vents cinglants, ne sont que quelques exemples des aptitudes développées par les 200 participants à l’exercice GUERRIER NORDIQUE. Celui-ci visait à certifier le groupe-compagnie d’intervention dans l’Arctique (GCIA) du 35 GBC.

«Nous n’avons pas toujours la chance de prendre part à un exercice aussi élaboré!», témoigne le capitaine Derek Picard-Fortin, officier des affaires publiques et membre du 35 GBC. Le militaire qualifie de «très instructif» cet entraînement planifié plus d’une année à l’avance. En plus de devoir s’acclimater à un environnement naturel rigoureux, le Capt Picard-Fortin explique que les militaires ont activement pris part à des exercices «de tir, de recherche et sauvetage, de sécurisation de zones et de coordination d’aviation».

Le scénario d’entraînement proposé prévoyait une assistance militaire aux agences civiles de maintien de l’ordre, dans le cadre d’une activité mondiale de type «sommet». La défense élaborée d’un point vital était l’objectif central des participants. Les membres du 4e Groupe des services de santé ont veillé à l’état de santé des participants au cours de l’exercice, tandis que différents outils technologiques, tels que des panneaux solaires, une imprimante 3D et une minicentrale électrique, ont été utilisés. Les déplacements s’effectuaient principalement en motoneige.

Le Capt Picard-Fortin confirme que le savoir-faire des Rangers canadiens s’est avéré des plus utiles lors de l’exercice. «Ils sont les yeux et les oreilles du Canada dans ce type d’environnement. Ils y ont cumulé une grande expérience de vie et de survie, et peuvent partager leur expertise», affirme-t-il. Le militaire ajoute que chaque région dans le nord du pays détient «sa propre topographie» et «son propre climat». Fait à noter, «des renards et un ours polaire» ont été aperçus lors d’un vol en hélicoptère Griffon, prévu dans le cadre de cet exercice se déroulant au nord du 60e parallèle.

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