DRAGON CAVALIER : exercice clef pour contrecarrer les menaces chimiques

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

L’escadron D de la troupe 60 du 12e Régiment blindé du Canada (12 RBC) s’est préparé à répondre à toutes menaces chimiques, biologiques, radioactives et nucléaires (CBRN) en vue à de sa participation à l’exercice MAPLE RESOLVE 18. Cette préparation a pris la forme de l’exercice dynamique DRAGON CAVALIER, du 19 au 30 mars, à la Base Valcartier.

Les sections qui ont participé à cet exercice de reconnaissance rapprochée ont toutes obtenu leur certification de niveau 3. Le poste de commandement de la troupe 60 a aussi vu tester ses aptitudes communicationnelles. DRAGON CAVALIER visait principalement à instruire, à former et à employer une troupe à travers une progression de tâches réalistes dans l’éventualité de menaces CBRN.

La reconnaissance, l’échantillonnage de fortune, la décontamination et le soutien à l’exploitation d’un site étaient au cœur de cette simulation. Le poste de commandement (PC) de troupe s'est aussi exercé à la gestion sécuritaire des tâches à l’intérieur d’une zone contaminée et au passage de l’information vers les PC supérieurs.

L’entraînement se déroulait en trois phases distinctes. La première en était une d’entraînement individuel et théorique, d’une durée de trois jours. Lors de cette période, les participants ont effectué une révision des normes individuelles d’aptitudes au combat (NIAC), de niveau 1 à 3. Les leçons théoriques étaient alors orientées vers une introduction au nouveau matériel de simulation, aux équipements opérationnels et à leur manipulation.

La deuxième phase se déroulait en quatre jours et visait l’entraînement tactique de patrouille. La planification et la décontamination de secteur infecté par des CBRN étaient au programme. La dernière phase était d’une durée de deux jours. Elle visait à vérifier la capacité du PC à gérer les quarts de travail de ses trois sections, à envoyer des rapports de situation et à assurer l’emploi sécuritaire de ses troupes dans un milieu gravement contaminé.

Fléau chimique

Le Canada a pris un engagement ferme à l’égard de l’élimination complète des armes chimiques en signant la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), mise en vigueur en 1997. Les autorités gouvernementales canadiennes collaborent étroitement avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), l’organe de mise en œuvre de la Convention, dont le siège se trouve à La Haye, aux Pays-Bas. Cette convention définit comme étant un «produit chimique toxique», tout produit chimique qui, par son action chimique sur des processus biologiques, peut «provoquer la mort, une incapacité temporaire ou des dommages permanents à des êtres humains ou à des animaux». Leur utilisation en situation de guerre a été interdite pour la première fois par le Protocole de Genève de 1925.

Les armes chimiques en Syrie

L’emploi récent d’armes chimiques par le régime syrien a déclenché une réaction internationale sans précédent. Cette situation critique a mené à la mise en place d’un plan ambitieux visant à éliminer le programme syrien d’armes chimiques et à prévenir l’utilisation future et la prolifération de ces armes des plus létales. Quel que soit l’acteur, l’utilisation d’armes chimiques constitue une violation du droit international.

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