Combat sans arme : première compétition faste pour le 5 GBMC

Agrandir l'image Les participants ont fait preuve d’une grande concentration lors de leurs différents affrontements.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

La première compétition officielle de combat sans arme militaire, tenue à la Base Valcartier, a attiré 84 participants au Centre des sports le 3 avril.

Les militaires qui avaient accepté de se lancer dans «l’arène» provenaient des unités du 5e Groupe-brigade du Canada.Grâce aux encouragements de l'assistance, une centaine de militaires et des membres de leur famille, c’est une ambiance à la fois énergique et amicale qui a régné tout au long des compétitions.

Les participants masculins étaient répartis en sept catégories de poids, allant de 65 kilogrammes (145 livres) et moins, jusqu’à plus de 99 kilogrammes (221 livres). Ils étaient également divisés par niveau d’expérience, soit débutant, intermédiaire ou avancé. L’expérience à l’entraînement de chaque compétiteur, jumelée à de l'instruction formelle en sports de combat, comme en jujitsu, en judo et à la lutte, déterminait le niveau de chacun.

Les combats duraient cinq minutes et la victoire était attribuée au combattant ayant réussi à soumettre son adversaire ou détenant un avantage au pointage. Une prolongation «mort subite» était aussi au programme, advenant une égalité au pointage.

Les combattants et combattantes ont déployé un arsenal de techniques et d’aptitudes pour obtenir la victoire sur les différentes surfaces matelassées prévues à cet effet. «La plupart des participants proviennent de clubs militaires ou de l’environnement civil», explique le major Alexandre Boisvert-Novak, organisateur de l’activité. Il ajoute que ce type de compétition existe déjà à l’échelle du pays, notamment au sein des bases militaires de «Petawawa, Edmonton et Kingston». Bien que la compétition n’était pas ouverte aux membres des autres bases, le Maj Boisvert-Novak n’exclut pas cette possibilité pour une prochaine édition.

Sport complet

Le combat rapproché peut être divisé en trois catégories : les attaques armées, les attaques corps à corps comportant des coups et les prises misant sur le contrôle de son adversaire. Cette dernière catégorie, qui peut être qualifiée de «grappling», exclut tout coup et se concentre sur la maîtrise de l’adversaire par l’entremise de projections au sol, de prises d’immobilisation, d’étranglement et d’attaques par pression portées à des articulations.

Au même titre que les compétences au tir ou les techniques en campagne, le combat sans arme doit être régulièrement pratiqué par ses adeptes afin de conserver leurs habiletés. La compétition du 3 avril a été l’occasion de promouvoir les sports de combat sans arme, puisque des démonstrations d’experts ont entrecoupé chacun des segments de la journée. L’Académie des arts martiaux du Québec était notamment sur place pour partager son savoir.

Sécurité

Les risques de blessures étant inhérents à ce genre de compétition, les organisateurs souhaitaient «s’assurer de minimiser les risques d’accident». La pédagogie des arbitres auprès des participants, incluant des directives de sécurité claires, ainsi que la présence sur les lieux de personnel médical provenant de la 5e Ambulance de campagne, ont assuré le déroulement sans heurt de l’activité.

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