Les Voltigeurs de Québec reviennent à la maison

Agrandir l'image Les Voltigeurs réintégreront bientôt avec fierté leur maison mère, le Manège militaire Voltigeurs de Québec.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

Il y a 10 ans, le 4 avril 2008, le Manège militaire Voltigeurs de Québec était ravagé par les flammes. Le 12 mai, les Voltigeurs de Québec prendront enfin possession des lieux, après une longue attente. L’événement devrait attirer une foule nombreuse et plusieurs dignitaires.

 

Annoncée en 2012 par le gouvernement de Stephen Harper, la reconstruction du Manège des Voltigeurs représente un investissement de 104 millions de dollars entièrement assumé par le fédéral. «Le bâtiment est maintenant au goût du jour, mais il conserve son cachet du 19e siècle», affirme le lieutenant-colonel Jonathan Chouinard, commandant des Voltigeurs de Québec. Il ajoute que le processus de reconstruction a été «long, mais bien fait» et qu’un «respect architectural dans les moindres détails» a prévalu. «Chaque brique a été démontée, numérotée et replacée une par une», précise le Lcol Chouinard. La nouvelle version du Manège privilégie également «des passages plus accessibles», ainsi que «des sources additionnelles de lumière naturelle».

Le commandant des Voltigeurs n’hésite pas à qualifier de «travail colossal» les efforts pour la reconstruction du toit de l’édifice. Il souligne également que les travaux de réfection ont mené à de belles découvertes, telles qu’un «balcon se trouvant derrière un muret» et «une salle de tir intérieure dissimulée derrière une façade de plâtre».

La fortification de la partie arrière du bâtiment, «moins robuste», a été une autre des priorités de la reconstruction. Le Lcol Chouinard affirme que le chantier s’est déroulé «dans le respect des échéanciers et du budget».

Salle multifonctionnelle

Par ailleurs,une salle multifonctionnelle gérée par le privé et offrant les services du Château Frontenac Traiteur et de celui du George V de l’Hôtel Château Laurier Québec, pourra dorénavant accueillir divers événements, comme des mariages, des banquets, des spectacles et des conférences.

Le Manège militaire a été construit en 1887 et agrandi en 1913, selon les plans d’Eugène-Étienne Taché, architecte de Québec ayant conçu l'Hôtel du Parlement du Québec et l'ancien palais de justice de Québec. Le bâtiment occupe depuis toujours une place importante dans le paysage de la ville. Son style, précurseur de plusieurs autres bâtiments d'importance au Canada, a d'ailleurs mené à sa désignation de «lieu historique national du Canada», en vertu de la recommandation de la Commission des lieux et des monuments historiques du Canada.

Capacités uniques

Les Voltigeurs de Québec constituent le plus vieux régiment canadien-français toujours existant. Il s’agit d’une unité d’infanterie de la Réserve des Forces armées canadiennes (FAC) appartenant au 35e Groupe-brigade du Canada. Le régiment dispose d’un effectif de 192 militaires et compte aussi 35 musiciens. Au fil des années, les membres des Voltigeurs de Québec ont participé à de nombreux déploiements d’envergure, notamment lors des deux Guerres mondiales. Au cours des dix dernières années, les membres des Voltigeurs ont activement pris part au processus de spécialisation des 34eet 35e Brigades de la Réserve, visant à permettre aux FAC de travailler au cœur d’un environnement arctique.

Le Lcol Chouinard souligne «la fierté régimentaire de servir son pays» qui anime les Voltigeurs de Québec, comme lorsque 75 d’entre eux ont été déployés en Afghanistan, au cours des dernières années. «Nous sommes légers et voulons le rester! (…) Nous n’opérons pas une compagnie de véhicules blindés, mais nous pouvons mener des missions de défense et de sécurité, et entrer en liaison avec des populations locales en zone de conflit», explique le Lcol Chouinard, concernant l’expertise du régiment. «Nos musiciens nous permettent aussi de créer des liens durables avec la population de Québec», mentionne-t-il.

«Nous avons toujours travaillé dans le Manège. Nous avons un attachement très fort au bois et à la pierre qui s’y trouvent. C’est un morceau d’histoire qui fait partie de nous!», conclut avec fierté le Lcol Jonathan Chouinard.

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