Un membre du 3 R22eR au Mali

Agrandir l'image Le Capt Roney, à gauche, collabore au quotidien avec plusieurs partenaires étrangers.

Par Édouard Dufour, Journal Adsum

La force opérationnelle canadienne déployée au Mali dans le cadre de l’opération PRESENCE mise sur l’expertise de 250 membres. Son mandat premier est d’offrir une capacité d’évacuation aéromédicale avancée à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). L’Adsum s’est entretenu avec le capitaine William Roney, un membre du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) qui occupe la fonction d’officier de liaison terrestre au Mali.

C’est avec une vingtaine de ses camarades du 3 R22eR que le Capt Roney a été déployé au Mali en juillet. Installé au Camp Castor, l’un des trois camps de base majeurs répondant aux besoins des 57 États soutenant la MINUSMA, le Capt Roney assiste aux rencontres de planification quotidiennes des forces alliées. Les informations qu’il recueille lui permettent de conseiller avec justesse la chaîne de commandement canadienne. Le Capt Roney explique que celle-ci peut alors «coordonner efficacement l’assistance qu’elle offre à ses différents partenaires».

Parcourant une zone aérienne à l’aide de trois hélicoptères Chinook et de cinq Griffons, les militaires canadiens concentrent leurs efforts à l’évacuation aéromédicale. Le fait que nous puissions évacuer les blessés rapidement, et peu importe où ils sont rassure nos partenaires et leur donne plus de marge de manœuvre», affirme le Capt Roney. Il ajoute que plusieurs membres du 3 R22eR sont spécifiquement assignés à la protection des appareils, tout en précisant que les interventions aériennes évitent aux partenaires d’être confrontés à de nombreuses situations périlleuses au sol, telles que «la détonation d’engins explosifs improvisés». Depuis son arrivée au Mali, le Capt Roney dénombre déjà des sauvetages héliportés orchestrés par les FAC ayant fait «une grande différence» pour leurs partenaires. Afin de répondre aux urgences médicales, les militaires canadiens, français et chinois ont tous construit des camps médicaux près de Gao.

Contexte ambiant

Le Capt Roney fait état d’une situation complexe au Mali où les affrontements avec des groupes terroristes s’avèrent tangibles. Il affirme que selon les différentes régions, les groupes ethniques et le niveau de soutien au gouvernement malien, une vingtaine de groupes prennent part au conflit. Le Capt Roney compare le conflit géopolitique au Mali à une toile d’araignée.

Ce premier déploiement représente pour l’officier de liaison une opportunité d’obtenir davantage d’expérience et des responsabilités additionnelles sur le terrain. Il demeure également optimiste pour la suite de l’op PRESENCE. «Je crois que cette coopération internationale est un effort noble qui donne de l’espoir. Ça fait du bien de voir que des nations de partout dans le monde peuvent s’unir pour une même cause», soutient-il, confiant.

Séparé des siens par des milliers de kilomètres depuis déjà plusieurs semaines, le Capt Roney tient à remercier tout spécialement Emily, celle qu’il aime, pour «sa patience et son soutien».

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