Une vague de 1100 cadets arrive au camp d’été à Valcartier
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| Agrandir l'image Le sous-lieutenant Louka Moisan et la cadette adjudant Sourichanh Keoborakoth étaient enthousiastes à l’idée de commencer les activités du Camp d’instruction d’été des cadets de l’Armée à Valcartier. (Photo : P. Brassard, Adsum) |
Par Philippe Brassard
Journal Adsum
Armés de leurs sacs à dos et du goût de l’aventure, 1100 cadets ont envahi le 5 juillet le Camp d’instruction d’été des cadets de l’Armée, sur la Garnison Valcartier, où ils pourront s’adonner à toutes sortes d’activités en plein air.
Au total, ce sont près de 2000 cadets qui effectueront un séjour au camp, d’une durée de deux, trois ou six semaines. Pour encadrer tous ces jeunes, 216 cadets-cadres, 184 officiers du Cadre des instructeurs de cadets, et une centaine de civils et de militaires sont mobilisés
Selon la spécialité choisie par le cadet, les différentes activités qui pourront être vécues cet été incluent : expédition à vélo, randonnées pédestres, expédition en canot sur la rivière Jacques-Cartier, escalade, cours de leadership, tir de précision, instruction musicale, etc.
Pour la jeune cadette Kim Fournier de Sherbrooke, qui sera bientôt sergent et qui revient au camp d’été à Valcartier pour une troisième année, les prochaines six semaines seront l’occasion d’avoir du plaisir et de retrouver ses amis. Amoureuse de la nature, elle a choisi la spécialité aventurier. «J’aime aller dans le bois, monter les tentes en A, faire de la survie», dit-elle, impatiente de commencer son camp.
Effets de la réforme
Cette année, la mise à jour du programme des cadets amorcée en 2008 aura un impact sur l’expérience de camp des cadets de deuxième année, souligne le capitaine Catherine Savard, officier d’information du camp. En effet, ces jeunes suivront désormais des cours élémentaires de trois semaines, plutôt que six, et qui sont basés sur une spécialité, c’est-à-dire expédition, tir de précision, conditionnement physique et sports, et leadership. De plus, le camp est maintenant subdivisé en cinq compagnies, regroupant 250 jeunes d’une même spécialité, plutôt que 14 compagnies.
L’adjudant-maître Marie-Hélène Prémont, cadette-cadre, a hérité du défi de monter un cours d’expédition stimulant, en se basant sur le cours de six semaines, tout en innovant. «Ça me demande beaucoup d’organisation, car c’est un nouveau cours. Je pars presqu’à zéro, mais je trouve que c’est un bon défi, car ce que je vais faire cette année va marquer les années à suivre», explique la cadette de 17 ans, qui prévoit pousser davantage le leadership.
Arrivée quelques jours avant les autres cadets, cette dernière dit être motivée à l’idée de transmettre son expérience aux jeunes. «L’aventurier, c’est ce qui me passionne. Quand j’ai fait mon cours de chef et instructeur en aventurier (six semaines), j’ai tellement travaillé, trouvé ça dur, mais j’étais donc fière à la fin de l’été d’être passée au travers. Je suis contente de pouvoir dire aux jeunes “allez-y, faites ce que vous êtes capable de faire” et de leur montrer qu’ils peuvent réussir, et savoir à la fin de l’été qu’eux aussi sont fiers, et que j’aurai participé à cela.»
















