Les paras sautent à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

Agrandir l'image Une pluie de petits parachutes verts parsème le ciel bleu alors que les deux avions CC130J Hercules larguent la force aéroportée. - Photo : cpl Lévesque, Affaires publiques 5 GBMC

Par Philippe Brassard, journal Adsum

Plus de 80 fantassins du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) ont sauté en parachute dans le ciel de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier le 17 avril, à l’occasion de l’exercice PÉGASE PERSISTANT.

Le groupe comptait une soixantaine de fantassins de la compagnie A du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) et une vingtaine de leurs collègues du 5 GBMC.

Un ciel bleu, du soleil et des vents faibles : toutes les conditions étaient réunies pour des sauts impeccables. Au total, chaque militaire a pu sauter deux fois, pour un total de 164 descentes en un jour.

Les «paras» se sont envolés de l’aéroport de Québec à bord de deux avions CC130J Hercules pilotés par des membres du 436e Escadron de transport de Trenton. Les deux aéronefs ont volé jusqu’à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour ensuite descendre à 300 mètres d’altitude et larguer deux lignes de parachutistes. En seulement 23 secondes, les 80 militaires avaient sauté des avions.

Les militaires ont atterri quelques secondes plus tard dans un champ de patates recouvert d’une mince couche de neige. Personne n’a été blessé. «À chaque fois que tu sautes sans te blesser, c’est la meilleure journée de ta vie!», lance le major Nicolas Gauthier, commandant de la compagnie A du 3 R22eR, qui a effectué ses 12e et 13e sauts. «C’est un gros rush d’adrénaline. On parle quand même de sauter d’un avion en plein vol, alors il y a toujours un élément de stress même pour les parachutistes expérimentés», ajoute-t-il.

Selon lui, le but de l’exercice était de maintenir les qualifications des parachutistes de la compagnie A et de la brigade. «Le parachutisme, c’est vraiment des mouvements mécaniques, de la drill. C’est important de sauter souvent pour être bon. Pour maintenir nos compétences, on doit donc sauter au moins une fois tous les trois mois.»

Le maj Gauthier se dit très satisfait du déroulement de l’exercice. «L’objectif a été atteint. On a eu des conditions météorologiques excellentes et un bon soutien de la part des membres du 436e Escadron», dit-il.

D’après le militaire, Sainte-Catherine est la ville parfaite pour pratiquer les opérations aéroportées, car on y retrouve des champs agricoles assez grands pour faire sauter toute une compagnie, à quelques minutes seulement de la Base Valcartier et de l’aéroport de Québec.

Par ailleurs, cela faisait plusieurs années que les membres du 3 R22eR n’avaient pas eu la chance de sauter à partir de deux avions Hercules en formation. «Sauter à partir d’un avion Hercules, c’est la situation idéale pour nous», indique le maj Gauthier, qui explique que les paras sautent généralement à partir d’un hélicoptère pour maintenir leurs compétences, mais un avion Hercules demeure l’aéronef de prédilection pour une opération aéroportée.

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