Lancement du livre du centenaire de la Base Valcartier

Agrandir l'image Michel Litalien, historien militaire, raconte l’histoire de Valcartier dans son 10e livre, «Semper fidelis : Valcartier d’hier à aujourd’hui (1914-2014)». - Photo : P. Brassard, Adsum

Par Philippe Brassard, journal Adsum

Le livre d’histoire du centenaire de la Base Valcartier, «Semper fidelis : Valcartier d’hier à aujourd’hui (1914-2014)» écrit par l’historien Michel Litalien, a été lancé le 3 juin.

«Cet ouvrage de M. Litalien est certainement un élément central dans la série d’activités qui vont souligner le 100e anniversaire de cette merveilleuse garnison», a soulevé le commandant de l’Armée canadienne, le lieutenant-général Marquis Hainse, présent lors du lancement au Mess des officiers.

La création du Camp Valcartier en 1914, les années d’abandon (1920-1939), le retour en service à la Seconde Guerre mondiale, la transformation en base permanente en 1952, la fondation du 5e Groupement de combat en 1968, les missions de paix, les interventions armées de l’OTAN; le livre retrace les événements marquants et méconnus ayant forgé la Base Valcartier à travers six chapitres illustrés de nombreuses photos d’archives.

«Vous découvrirez une histoire fascinante à la lecture de cette œuvre», a assuré le colonel Hercule Gosselin, commandant du Groupe de soutien de la 2e Division du Canada et commandant de la Base Valcartier, saluant le bon travail de l’auteur et de ses partenaires.

«J’ai voulu démystifier Valcartier pour le grand public, en présentant son rôle et toutes les réalisations du passé», a expliqué l’auteur, Michel Litalien, qui est historien militaire et gestionnaire du réseau des musées des Forces armées canadienne. Fils de militaire, il a aussi vécu sur la Base Valcartier durant sa jeunesse.

Écrire l’histoire de Valcartier a été pour lui un «honneur», mais aussi un «défi». «J’ai consulté beaucoup d’archives inédites et bien cachées», souligne M. Litalien, qui a accompli ce travail de moine dans ses temps libres. «Moi qui croyais connaître beaucoup de choses sur Valcartier, j’ai été surpris de découvrir tout ce que j’ai trouvé. […] Je crois que ce qui est révélé dans mon livre est très peu connu, sinon de ceux qui ont servi ici il y a longtemps.»

Parmi les périodes méconnues explorées dans son œuvre, il y a bien sûr la naissance du Camp Valcartier en 1914, au début de la Première Guerre mondiale. Plus important camp militaire au Canada, Valcartier devient rapidement la plaque tournante de l’effort de guerre, où sont rassemblés et entraînés des milliers de soldats de partout au pays avant le départ pour l’Europe. «Tous les volontaires et tous les régiments de la milice ont convergé ici pour s’entraîner et former la 1re Division canadienne, qui va plus tard aller au front. Valcartier a été longtemps LE centre du Canada pendant la Première Guerre mondiale», souligne M. Litalien en entrevue.

L’auteur nous apprend aussi qu’après la guerre, Valcartier a failli être abandonnée. «Un journaliste, ex-soldat du corps expéditionnaire, va venir visiter Valcartier dans les années 20 et il ne reconnaîtra même pas la base, raconte-t-il. La végétation a repris, les arbres ont poussé. Il ne reste qu’un ou deux bâtiments debout, dont l’ancien quartier général qui est utilisé par les villages voisins comme école.»

L’ouvrage explore également la période suivant la crise de 1929, alors que Valcartier accueille de jeunes hommes célibataires sans emploi. «Ces chômeurs travailleront ici au salaire de 20 cents par jour, logés et nourris. Ils vont construire les bâtiments les plus anciens que l’on retrouve sur la base : les baraques qu’on appelle d’ailleurs les vingt-cennes en leur honneur», détaille l’historien.

Lorsque Valcartier reprend du service à la Seconde Guerre mondiale, la vocation sera différente de 1914. «Valcartier va servir à former des fantassins de la province de Québec et d’autres unités de passage», précise l’auteur. 

Autre moment marquant : l’époque de la Guerre de Corée et de la Guerre froide, qui voit Valcartier s’enraciner pour de bon. «C’est en 1952 que la Base Valcartier va devenir officiellement permanente : on va construire les édifices, les logements pour les familles de militaires, ainsi que les écoles pour les enfants. Valcartier prend son envol», soulève M. Litalien.

Les derniers chapitres du livre sont consacrés à la création du 5e Groupement de combat en 1968, qui deviendra le 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada, aux changements organisationnels et aux nombreuses missions et opérations qui ont marqué l’histoire plus récente de la base.

Le livre est en vente au Canex de Valcartier (épicerie Metro, magasin de meubles, dépanneur de la station-service) au prix de 25 $.

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