Les réservistes s’entraînent à Valcartier

Agrandir l'image Pour une des rares fois, l’entraînement était axé sur le tir réel, ce qui a changé la dynamique pour les réservistes sur le terrain. Photo - cpl François Girard, 35 GBC

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Du 9 au 17 août, les réservistes du 35e Groupe-brigade du Canada (35 GBC) et du 34e Groupe-brigade du Canada (34 GBC) participaient au plus gros exercice de la Réserve de l’Armée canadienne au Québec, l’exercice NOBLE GUERRIER 2014.

Au total, 900 réservistes, dont 417 étaient du 35 GBC et 294 du 34 GBC, prenaient part à cette concentration de Milice (CONMIL), un entraînement axé sur le tir réel tenu à la Base Valcartier. «C’était une opportunité très rare pour les réservistes. C’est une dynamique différente d’un exercice à blanc. Étant donné qu’il n’y a pas d’ennemis humains, les soldats doivent faire preuve de plus de prudence avec leurs armes», affirme l’officier des affaires publiques du 35 GBC, le capitaine Michel Girard.   

L’objectif, réévaluer l’entraînement collectif de la Première réserve et confirmer les normes d’aptitudes au combat des réservistes. Ceux-ci mettaient en pratique les tactiques, les techniques et les procédures au niveau de détachement/section et de troupe/peloton, afin d’atteindre les objectifs d’entraînement annuels. Avait également lieu l’évaluation sur champ de tir avec les différentes armes, C6, C7 et C9, pour ceux qui avaient à être évalués. Ceux qui obtenaient la «note de passage» recevaient leur diplôme sur place.

Les artilleurs, présents dès le début de la CONMIL, ont mené une concentration de tir réel d’artillerie. Celle-ci a été conduite au cours des derniers jours du cours de perfectionnement professionnel 1 (PP1) Artillerie.

Les blindés ont quant à eux terminé leur PP1 dans le cadre du trimestre estival d’instruction individuelle.

Les ingénieurs de combat ont pour leur part effectué la démolition d’obstacles tels qu’un pont désuet sur la rivière Jacques-Cartier. Ils ont ensuite procédé à l’assemblage d’un pont flottant en utilisant des bateaux d’assaut sur le même cours d’eau, ce qui recréait une situation pouvant subvenir en déploiement.

Ensuite, c’était le tour de l’infanterie d’effectuer des attaques de section en utilisant des balles réelles et des cibles statiques. Les fantassins ont également mené des attaques de peloton avec le soutien d’une mitrailleuse C6 et du tir de mortier.

Du côté des techniciens médicaux, la CONMIL a été l’occasion de pratiquer le soutien en temps réel des troupes, advenant des blessures.

Finalement, le 35e Bataillon des services du Canada a assuré le soutien logistique de l’exercice, notamment le transport, la maintenance, les cuisines, etc.

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