Les aumôniers canadiens et américains s’entraident

Agrandir l'image Les aumôniers analysaient des situations de conflits religieux dans une salle d’opération prévue pour l’exercice. Photo - lt Eloi Gunn, Base Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

L’armée canadienne en mission au Moyen-Orient installe son campement, mais sans savoir qu’il est situé sur un territoire sacré, ce qui créé tout un émoi au sein de la population locale. C’est le genre de situation sur laquelle les aumôniers canadiens et américains ont travaillé dans le cadre d’un exercice commun entre les deux pays.

En effet, du 20 au 24 octobre, 14 aumôniers des Forces armées canadiennes (FAC) se sont joint à leurs homonymes américains, à Forth Jackson en Caroline du Sud, pour analyser l’incidence de la religion dans une zone d’opération.

C’est la toute première fois qu’une telle collaboration avait lieu entre les aumôniers des deux pays, et le major Daniel Gilroy et le lieutenant Eloi Gunn, tous deux de Valcartier, ont beaucoup aimé leur expérience.

«Ça nous a donné la chance d’appliquer directement ce qu’on avait appris. C’est une capacité qu’on veut développer, car les aumôniers sont les experts religieux dans les forces», précise maj Gilroy. 

Ainsi, ce genre d’exercice permet aux aumôniers de trouver des solutions et des stratégies à fournir à la chaîne de commandement dans le cadre des conflits religieux.

«On a souvent négligé l’influence de la religion lors des opérations. C’est important pour les aumôniers de faire ce genre d’exercice, car ça permet de mieux conseiller la chaîne de commandement», ajoute lt Gunn. 

De plus, les deux pays ont eu l’occasion d’en apprendre davantage l’un sur l’autre et de combiner leurs différentes méthodes dans l’analyse des simulations de conflits.

Ils ont d’ailleurs eu l’occasion de se soumettre à l’examen d’une situation réelle. En effet, l’exercice se tenait au même moment que les malheureux incidents survenus à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa. Les aumôniers ont fait l’analyse de la tragédie et créé une directive fictive pour la chaîne de commandement.

«L’idée est que plus le temps avance, plus on se rend compte que l’interopérabilité prend de l’importance et qu’il est primordial pour nous de s’unir pour s’entraîner et comprendre le terrain sur lequel on opère», explique l’aumônier principal de l’Armée canadienne, Leslie Dawson, dans un article portant sur le même sujet paru dans un média militaire américain.

Les États-Unis et le Canada désirent répéter l’expérience dans le futur, car cette dernière n’a été que bénéfique pour les deux partis.

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