Autres lieux, mêmes défis

Agrandir l'image Des bombardiers du 5e Régiment d’artillerie légère du Canada font une démonstration du décollage d’un avion de reconnaissance téléguidé pendant l’exercice RAFALE BLANCHE. cpl Geneviève Lapointe, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

RAFALE BLANCHE, l’un des exercices les plus formateurs de l’année pour les unités du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), s’est tenu du 19 au 27 janvier.

Ce sont près de 2800 militaires provenant des unités et unités affiliées du 5 GBMC qui ont pris part à différentes manœuvres, dans le but de développer leurs capacités à combattre dans des conditions hivernales en milieu austère.

Une portion de l’exercice s’est tenue dans les secteurs d’entraînement de Valcartier, tandis qu’une autre portion s’est déroulée dans les MRC de Portneuf et de La Jacques-Cartier, un secteur peu connu du 5 GBMC en ce qui a trait à l’entraînement militaire. La brigade a donc eu à préparer l’exercice de quatre à cinq mois à l’avance, notamment pour conclure avec des propriétaires terriens de ces MRC des ententes de droits d’usage. Toutefois, les demandes d’accès aux terrains civils ont été moins nombreuses que pour RAFALE BLANCHE 2014 qui s’était tenu en Beauce.

Bien qu’une partie des activités liées à l’exercice se soit déroulée dans les secteurs de la base, il n’en demeure pas moins important, selon le col Fortin, de continuer à tenir l’exercice à l’extérieur de la base mais en changeant d’endroit. «C’était important qu’on change d’emplacement cette année pour voir des choses qu’on ne voit pas habituellement. Ça nous force à travailler dans l’inconnu, ce qui est parfait», explique le commandant du 5 GBMC, colonel Dany Fortin.

De son côté, le major St-Pierre, G3 (officier des opérations), souligne que la densification et le terrain montagneux des MRC où s’est tenu l’exercice a obligé l’état-major à revoir certaines tactiques.

Une force aérienne augmentée

Hercule CC-130J, CF18, Alpha Jet, ainsi que deux nouveaux hélicoptères CH-147F Chinook, escortés par des Griffon du 430e Escadron tactique d’hélicoptères, voilà la force aérienne qui était à portée de main des troupes du 5 GBMC pendant l’exercice.

Ce soutien a notamment permis de déplacer plus de soldats, plus rapidement d’un site à l’autre. «Les Chinook, c’est une capacité incroyable. Nous sommes privilégiés d’avoir réussi à se procurer ces appareils qui donnent aux Forces armées canadiennes la flexibilité requise pour rencontrer nos objectifs de défense. Ça nous donne un avantage considérable en entraînement», commente le col Fortin. 

Le maj St-Pierre ajoute que le bruit sourd des Chinook permet d’arriver de façon furtive sur une position donnée.

Dix jours très intenses

«On a rehaussé le niveau de complexité. Nos soldats sont exposés en très peu de temps à un grand nombre d’opérations tactiques diverses qui permettent d’atteindre un niveau de complexité difficilement atteignable autrement», précise le commandant du 5 GBMC.  

À la différence de l’an dernier où les activités étaient décentralisées – chaque unité s’exerçant dans son propre champ d’expertise – l’édition 2015 de RAFALE BLANCHE était axée sur un scénario commun, contrôlé au niveau de brigade et exigeant que les unités joignent leurs forces pour combattre un ennemi commun. «C’est plus conventionnel comme opération, mais de cette façon nous allons atteindre une certaine expertise dans la conduite des opérations interarmes», ajoute col Fortin.   

Le travail d’équipe était donc le mot d’ordre, pour les troupes à l’entraînement qui ont dû développer leurs compétences avec de nouveaux systèmes d’armes et l’intégration d’une force aérienne, le tout dans des conditions difficiles. «RAFALE BLANCHE apporte un niveau de difficulté supplémentaire parce que c’est l’hiver, oui, mais on tire profit de ça. Le soldat va apprendre plus rapidement en vivant des situations plus rigoureuses. Je m’attends à ce que tous soient fatigués et qu’ils se rappellent de cet exercice longtemps parce qu’ils ont travaillé fort et appris un maximum dans un court laps de temps», conclut le col Dany Fortin.

 

 

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