Succès sur toute la ligne pour le 3 R22eR

Agrandir l'image Des parachutistes du 3 R22eR s’apprêtent à effectuer un saut d’un Hercule CC-130J. Photo - sdt Caissie, 3 R22eR

Par Simon Leblanc, journal Adsum

«Toutes les opérations ont été conduites avec succès et aucun soldat n’a été blessé», voici ce qu’a affirmé le commandant adjoint de la compagnie A de parachutisme du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR), capitaine Nicholas George, par rapport à l’exercice RAFALE BLANCHE 2015. 

Que ce soit de sauter en parachute pour ensuite saisir et détruire un objectif, de sécuriser les lieux d’un écrasement d’hélicoptère et d’extraire les pilotes avec le soutien aérien des Griffon du 430e Escadron tactique d’hélicoptères, d’attaquer un ennemi en motoneige, ou d’exécuter un transfert de prisonniers après avoir été appuyé par des véhicules blindés de reconnaissance Coyote, le 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) a mené avec succès ses différentes opérations.

En plus de ces scénarios, l’exercice RAFALE BLANCHE représentait, pour les parachutistes du 3 R22eR, l’occasion de pratiquer des sauts et d’effectuer du largage de matériel sur le territoire du lac Saint-Joseph et de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Cependant, même si le tout était coordonné depuis la fin novembre, certains ajustements ont dû être apportés en cours de route. Devant sauter à bord d’un Hercule CC-130J, lors de la soirée du 20 janvier, la compagnie de parachutisme a dû se raviser en raison des forts vents d’environ 14 nœuds qui soufflaient sur la région ce soir-là. L’adjudant Jason Noury, des opérations de la compagnie de parachutisme du 3 R22eR, précise que pour pouvoir sauter en soirée ou de nuit, les vents ne doivent pas dépasser neuf nœuds, alors que de jour la limite acceptable est de 13 nœuds.  

Les activités ont repris leur cours normal dès le 21 janvier, où pas moins de 84 parachutistes ont sauté.

Le matériel tombe du ciel!

@txt:Du largage de matériel a également fait l’objet d’un scénario le 21 février, chose qui n’avait pas été réalisée depuis longtemps. «Ça faisait au moins 10 ans qu’on avait pas fait ça», affirme l’adj Noury.

Deux motoneiges ont notamment été larguées d’un Hercule CC-130J, procurant flexibilité et rapidité aux troupes rendues au sol.

Afin que le tout soit effectué dans les règles de l’art, une importante vérification et préparation du matériel ont été de mise. Il n’y a d’ailleurs eu aucun bris de matériel.

Pour que tout aille comme sur des roulettes, l’équipement, d’un minimum de 227 kg, est relâché à une hauteur d’environ 240 mètres et accroché à un parachute cargo.

L’adj Jason Noury mentionne qu’un exercice dans le même genre est prévu dans un futur rapproché, afin de démontrer à la chaîne de commandement qu’ils sont capables de réapprovisionner les troupes au sol par la voie des airs. 

Le capt George, du 3 R22eR ajoute qu’il sera prochainement possible de larguer un G-Wagon.

Des Polonais s’intègrent aux opérations

Attachés au 1er Bataillon, Royal 22e Régiment, pas moins de 20 parachutistes polonais se sont joints à l’exercice RAFALE BLANCHE. Ces derniers sont venus profiter de l’occasion pour obtenir leurs ailes canadiennes. Ils ont effectué des sauts en parachutes et se sont entraînés au sol avec l’équipement canadien. «Nous leur avons prêté des vêtements, car lorsqu’il faisait entre -20 et -30 degrés Celsius, ils trouvaient ça froid. Ils ont tout de même adoré l’expérience», ajoute adj Noury.  

En général, cette visite européenne n’a pas nécessité d’ajustements majeurs dans les opérations, bien qu’une petite séance d’explication sur la façon de faire canadienne ait été nécessaire pour que tout se déroule dans l’ordre.

 

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