Une bonne relation avec les citoyens, c’est primordial

Agrandir l'image Quatre-vingt-quinze pour cent des citoyens rencontrés lors de l’activité de rayonnement étaient favorables au retour du 5 GBMC dans leur coin de pays. Photo - sgt Jean-François Néron, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Assurer la liaison entre les civils et les activités du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) pour que tout se déroule dans l’ordre, voilà le rôle que joue principalement la coopération civile-militaire dans le cadre d’un exercice comme RAFALE BLANCHE 2015.

De Portneuf à la Base Valcartier et de Pont-Rouge à Saint-Raymond, la coopération civile-militaire avait comme objectif, depuis le mois d’octobre, de faire signer un maximum de droits d’usage avec les résidents. Un droit d’usage, permettant aux militaires de circuler sur les terrains des citoyens, est accordé lorsqu’un contrat d’entente est signé avec le propriétaire.

De leur côté, le major Luc Courchesne, commandant de la compagnie d’activités d’influence et G9 au 5 GBMC, et le capitaine Steve Winters, commandant adjoint de la compagnie d’activités d’influence et G9 des opérations nationales, s’occupaient de faire la liaison avec les maires des villes pour s’assurer de la conformité des ententes et pour que ces derniers informent la population du passage de troupes. Le tout s’effectue en complément des avis aux médias distribués par les affaires publiques du 5 GBMC. Une liaison avec la Sûreté du Québec, pour les avertir de la tenue de certaines activités sur leur territoire, était également de mise.

Le maj Courchesne précise que les opérateurs de la coopération civile-militaire entrent en jeu lorsque les commandants commencent leur cycle de planification et qu’ils réalisent que certaines voies d’approche n’ont pas été prises en considération. Douze opérateurs circulaient sur le territoire pendant l’exercice.

«Des gens étaient rencontrés chaque jour afin de s’assurer qu’ils comprenaient la situation. La plupart du temps, ils étaient très réceptifs», précise-t-il.  

Un total de 285 contrats ont été signés, dont 62 pendant les différentes opérations.

Les opérateurs s’occupaient également des plaintes et des questions des citoyens. Seules quatre plaintes officielles ont été enregistrées, notamment en raison du bruit de la première journée. En réaction, la coopération civile-militaire a fait davantage de prévention. Les opérateurs effectuaient du porte à porte la veille d’un exercice pour préciser l’heure et le type d’activité qui allaient avoir lieu.

«Lorsqu’on rencontrait les gens dans la rue, ils comprenaient ce qui se passait et étaient plus tolérants. Ils étaient contents et appréciaient qu’on vienne les avertir en personne», ce qui a réduit le nombre de plaintes selon le capt Winters.

Action réaction!

Notamment déployés avec le 1er Bataillon, Royal 22e Régiment, les opérateurs assuraient également la coopération civile-militaire de façon réactive. Si un accident ou un bris survenait sur les propriétés civiles, ils allaient sur les lieux pour prendre des photos et évaluer les dégâts.

De plus, lors d’une opération où plusieurs terrains n’étaient pas accessibles, ils ont dû aller voir des propriétaires afin de leur faire signer des contrats pour que les troupes se frayent un chemin de la zone d’atterrissage à l’objectif. «Ça nous a aidé à travailler de façon réaliste. Au lieu d’avoir un chemin déjà établi, nous avons dû nous ajuster en temps réel», commente le capt Winters. 

Faire rayonner les FAC

La coopération civile-militaire a joué un autre rôle important pendant RAFALE BLANCHE en participant à la planification de la journée de rayonnement du 24 janvier.

Comme beaucoup de civils étaient touchés par cette journée, un contact préalable avec les villes était de mise afin d’expliquer les activités et de s’entendre sur les endroits où les militaires et l’équipement prendraient place.

Pendant l’exercice, les troupes ont notamment publicisé la journée à l’aide d’affiches dans les commerces et en distribution de petits cartons moussant l’événement.

Un sondage a également été réalisé afin de connaître l’impression des civils sur l’armée et de savoir s’ils étaient favorables au retour de l’exercice sur leur territoire. Selon le maj Courchesne, les résultats ont été très positifs. 

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