Le visage de la Base Valcartier appelé à changer

Agrandir l'image La majorité des «Vingt cents» seront détruits au cours de 2016. Photo - cpl Geneviève Lapointe, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Dès 2015 et 2016, plusieurs bâtiments disparaîtront du paysage à Valcartier, dont les «Vingt cents», qui datent des années 1930, ce qui changera considérablement le visage de la base pour les années à venir.

Cette initiative provient du plan de rationalisation et d’optimisation des infrastructures qui, dans un contexte de réduction du déficit canadien, mandate l’Armée canadienne de réduire son parc immobilier et de l’optimiser.

Le major François Quesnel, coordonnateur de la Base Valcartier, précise qu’une multitude de bâtiments sur la base ne servaient plus ou étaient sous-utilisés.

C’est notamment le cas des bâtiments 141 et 142, de même que celui qui abritait le concessionnaire Murray, qui ont déjà été détruits.

D’ici le 1er avril, ce sera au tour de l’ancien club de chasse et pêche, le bâtiment 123, de la chapelle protestante, du bâtiment 150, ainsi que la vieille buanderie, le 151.

Quant aux «Vingt cents», la majeure partie sera détruite en 2016-2017.

«Leur durée de vie est terminée depuis longtemps. Ça faisait un petit bout qu’ils étaient sur la liste de destruction, car même si à court terme ça coûte cher, à long terme on fait des économies sur l’entretien, les coûts fixes et les taxes payées aux municipalités», affirme le maj Quesnel.

C’est le service du Génie de Valcartier qui est mandaté pour la destruction des bâtiments.

En ce qui concerne les gens qui travaillaient dans les «Vingt cents», aménagés en espace à bureaux, la plupart ont été déplacés au 200 qui a subi quelques rénovations.

«Tout le monde a pu être relogé sans être pénalisé. On a donc eu l’occasion d’optimiser certains édifices pour détruire ceux sur la liste de démolition», ajoute maj Quesnel.

Qu’en est-il de la conservation du patrimoine?

@txt:Datant des années 1930 et portant le nom de «Vingt cents» en raison du fait que ceux qui y travaillaient à l’époque gagnaient 20 cents par jour, la destruction d’un aspect historique de la Base Valcartier a soulevé quelques questions au sein de la communauté.

«Des gens sont venus me voir et voulaient qu’on conserve les "Vingt cents" en raison de leur valeur historique. Cependant, ils ont tellement été modifiés que de les remettre dans l’état qui refléterait le mieux leur époque coûterait non seulement trop cher, mais ce ne serait pas fidèle à l’histoire. Ils ont été refaits à neuf et ne sont plus des dortoirs de chambres comme à l’époque», répond le coordonnateur de la Base

Cependant, comme monnaie d’échange pour le patrimoine de cette époque, l’apparence extérieure du théâtre 85 reflète bien cette époque.

En ce qui concerne l’avenir des espaces qui seront laissés vacants, un plan de développement et d’aménagement des biens immobiliers de la Base Valcartier est en place.

Ce plan prévoit la construction de nouveaux édifices conformes aux besoins futurs des Forces armées canadiennes dans un horizon de 50 à 60 années.

«Tout est guidé par les moyens qu’on a et dans le but d’optimiser l’occupation des espaces sur la base», conclut le maj François Quesnel.  

 

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