À l’ordinateur comme dans la vraie vie

Agrandir l'image Un pilote de l’Aviation Royale canadienne effectue une mission sur le simulateur de vol lors de l’exercice UNIFIED RESOLVE 2015. Photo - cplc Simon Duchesne

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Pendant l’exercice UNIFIED RESOLVE qui se tenait du 10 au 27 février, le 430e Escadron tactique d’hélicoptères (430 ETAH) était intégré dans un entraînement du quartier général de l’aviation.

Grâce au logiciel Virtual Battle Space 2 (VBS 2), les membres du 430 ETAH étaient en mesure de s’entraîner sur un système de simulation reproduisant une cabine de pilotage d’hélicoptère, de même que n’importe quel environnement de combat dans le monde.

«On profite de l’occasion pour entraîner les deux niveaux du quartier général, c’est-à-dire les procédures et la planification du processus opérationnel», souligne le spécialiste en simulation du Centre de simulation de l’Armée canadienne, Daniel Lapointe.

Grâce à ce système, datant de plus de dix ans et qui s’est grandement amélioré avec les années, M. Lapointe est capable de recréer de façon réaliste l’environnement de travail des pilotes du 430 ETAH aux commandes du Griffon.

Un autre système, Nobook, s’ajoute au VBS 2. Ayant chacun leurs forces, ils peuvent être combinés afin de recréer autant l’intérieur de l’hélicoptère que l’environnement extérieur.

Plusieurs écrans sont placés de façon à imiter les fenêtres de l’hélicoptères, offrant une vue sur le théâtre d’opération, la ville de Saskatoon dans le cas de UNIFIED RESOLVE. D’autres écrans servent à observer la mécanique, l’hydraulique, les communications de l’appareil et les nombreux autres systèmes présents dans un cockpit.

À l’aide d’une manette de jeu vidéo adaptée au logiciel, le pilote et le co-pilote sont en mesure de manœuvrer le Griffon virtuel comme s’ils étaient à bord d’un vrai appareil. Ainsi, ils peuvent pratiquer différentes opérations fictives mettant en scène des forces alliées, des forces ennemies, des combats au sol et des tirs avec différents systèmes d’armes, le tout dans le cadre d’un exercice de poste de commandement.

«C’est une simulation qui nous permet de recréer tout ce qui est requis pour pratiquer de nombreuses procédures comme la planification, la coordination et toutes les opérations que l’armée et l’aviation sont susceptibles de mener ensemble », explique le spécialiste en simulation.

Même le poste des mitrailleurs est recréé à l’aide du logiciel. «L’avantage de s’entraîner par la simulation, c’est que lorsqu’on arrive sur le champ de bataille, on est beaucoup plus efficace et efficient parce qu’on a été sensibilisé aux problèmes qu’on peut rencontrer. C’est également un entraînement à moindre coût et bon pour l’environnement» souligne le capitaine Josée Bilodeau, des Affaires publiques de la 2e Division du Canada.

«Lors du conflit en Afghanistan, les cartes étaient tellement représentatives du terrain réel que les pilotes venaient s’entraîner sur le logiciel comme vol de familiarisation. Ils avaient donc déjà des repères et connaissaient le terrain avant d’être rendus là-bas», ajoute Daniel Lapointe.

Installé dans huit tentes, le matériel de simulation était à la disposition du personnel du 430 ETAH, ce qui permettait de travailler simultanément avec une flotte d’hélicoptères dans le même monde virtuel. 

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