Servir et survivre dans un milieu nordique

Agrandir l'image Des membres de l’UII écoutent les instructions des techniques de campagne et de survie en milieu nordique pendant l’exercice GUERRIER NORDIQUE. Photo - cpl Nédia Coutinho, Imagerie Saint-Jean/Montréal

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Intervenir dans le cadre d’une opération nationale dans un environnement nordique, notamment en insérant des éléments de survie, voilà ce à quoi se sont exercés près de 350 militaires de la Force régulière et de la Force de réserve pendant l’exercice GUERRIER NORDIQUE 2015, du 23 février au 8 mars.

L’idée maîtresse derrière l’exercice était de préparer les troupes à se déployer rapidement et en grand nombre pour appuyer les autorités civiles lors d’une situation où la sécurité publique serait mise en péril.

Comme notre pays «c’est l’hiver», l’accent était mis sur les techniques de campagne à employer pour servir et survivre en milieu nordique.

Les militaires ont donc construit des abris, tels qu’un igloo et un «tombeau», un abri composé de neige et de branches d’arbre. Ils devaient veiller à se tenir au chaud autour d’un bon feu de camp.

L’Unité d’intervention immédiate (UII) du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) et le Groupe-compagnie d’intervention arctique (GCIA) du 35e Groupe-brigade du Canada (35 GBC) se sont relayés pour participer à divers scénarios complexes dans la réserve fauniques des Laurentides.

Pendant l’échange, l’UII transmettait sa connaissance de la situation au GCIA, le mettant au courant des mesures établies. C’était l’un des éléments que les dirigeants des Forces armées canadiennes désiraient mettre en pratique à l’intérieur de cet exercice.

«L’Unité d’intervention immédiate est une équipe multidisciplinaire, prête à intervenir. Je suis fier de leur travail, de leur dévouement et de leur engagement», a déclaré le lieutenant-colonel Gervais Carpentier, commandant de l’UII, tâche confiée au 2e Bataillon, Royal 22e Régiment.

De son côté, le commandant du 35 GBC, colonel Denis Thebeau, a loué le travail de ses troupes. «Nos réservistes sont professionnels, dévoués et prêts à mettre leur vie civile de côté pour venir en aide aux Canadiennes et Canadiens», a-t-il affirmé.

Un détachement du 86th Infantry Brigade Combat Team de la Garde nationale américaine s’était joint aux opérations du GCIA. Les Américains venaient s’entraîner dans un environnement d’interopérabilité international pour se familiariser avec les procédures alliées et être prêts à affronter les défis des opérations dans un climat subarctique.

Immersion en eau glacée

Notre pays, c’est aussi un pays de lacs et de rivières que les soldats n’ont souvent pas le choix de traverser pour accomplir leur mission. Ils doivent donc se préparer au pire : que la glace s’effondre sous leurs pieds. Un scénario de survie sur glace était donc au menu de l’exercice. Les soldats devaient sauter dans un trou d’eau glacée, habillés seulement d’une combine et de bas de laine. Une fois immergés, ils devaient donner leur nom, leur grade et leur matricule avant de s’extirper de cet enfer glacé. De cette façon, on leur apprend à se contrôler et à ne pas paniquer si une telle chose devait survenir lors d’une situation réelle.

«C’était très difficile de parler. Rendue à mon matricule j’avais de la difficulté à me concentrer, mais c’est rassurant de s’exercer à réagir dans une telle situation», commente le capitaine Julie Pagé, officier des Affaires publiques à la 2e Division du Canada (2 Div CA).

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