Direction Wainwright pour deux moniteurs de Valcartier

Agrandir l'image Mathieu Paquet et Catherine Garant, moniteurs en conditionnement physique et sports à Valcartier, ont été sélectionnés pour offrir certains services de bien-être et de moral aux militaires qui participeront à l’ex. MAPLE RESOLVE. Photo - Simon Leblanc

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Deux moniteurs en conditionnement physique et sports, Catherine Garant et Mathieu Paquet, seront les premiers membres des Programmes de soutien du personnel (PSP) de la Base Valcartier se rendre sur le site d’un exercice pour offrir leurs services aux militaires déployés. Les premiers mais pas les derniers s’il faut en croire les Services de bien-être et de moral des Forces canadiennes, maître d’œuvre de cette nouvelle pratique.

Ainsi, les deux spécialistes du conditionnement physique passeront une partie du printemps à Wainwright avec les troupes du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), déployées dans le cadre de l’exercice MAPLE RESOLVE 2015. «C’est un défi intéressant pour nous. Ça va nous permettre de mieux comprendre la réalité des soldats lors d’un gros exercice du genre», expliquent les deux moniteurs.

La coordonnatrice du conditionnement physique de Valcartier, Johanne Morin, mentionne que les moniteurs ont été choisis au terme d’un processus de sélection à l’interne. Ces derniers devaient établir un plan de services à offrir aux militaires.

Avant de se rendre à Wainwright, Catherine et Mathieu se dirigeront à Ottawa afin de suivre une formation sur le bien-être et moral, volet avec lequel ils sont moins familiers puisque leurs tâches habituelles se concentrent surtout sur le conditionnement physique.

«L’objectif est d’aider les militaires à décompresser, de changer le mal de place comme on dit, plutôt que de les aider à devenir plus forts. C’est pour cette raison que les moniteurs devront également organiser des soirées de types cinéma, des tournois de cartes et d’autres activités, le tout pour maintenir le moral de l’ensemble des troupes pendant l’exercice», précise Johanne Morin.

Un programme qui prend de l’expansion

C’est en 2000 que les SBMFC affectaient les premiers employés civils en théâtre d’opération au service des militaires déployés au sein de la Force de stabilisation de l’OTAN (SFOR) en Bosnie-Herzégovine. Depuis, l’organisation a continué de gérer et de réaliser des programmes de bien-être sur les lieux mêmes où les Forces armées canadiennes mènent leurs plus importantes missions et opérations.

Mais le vice-président supérieur des PSP aux SBMFC, Peter Atkinson, voit plus grand. Pourquoi ne pas étendre ce programme, à plus petite échelle, aux exercices majeurs? M. Atkinson croit fermement que les militaires qui s’absentent de la maison pendant plusieurs semaines, que ce soit au pays ou à l’étranger, devraient bénéficier d’une partie des services de bien-être et de moral qu’ils trouvent en garnison.

Ce sont les navires de la Marine royale canadienne qui ont été les premiers à bénéficier de ce programme de soutien au déploiement lorsqu’ils quittent leur port d’attache pour conduire des exercices en mer. C’est maintenant à l’Armée d’emboîter le pas, après quoi M. Atkinson espère bien recevoir l’aval de l’Aviation royale canadienne, tel qu’il l’a expliqué lors de son passage à la Base Valcartier les 11 et 12 mars.

Entraînement physique sur conteneur

Les membres du 5 GBMC découvriront à Wainwright un nouveau genre de «salle d’entraînement». En effet, les SBMFC ont fait l’acquisition de conteneurs multifonctionnels, deux de 20 pieds, dont un sera transporté sur le site de l’exercice MAPLE RESOLVE, et un de cinq pieds. Aussi appelés BeaverFit Functionnal Training Lockers, ces conteneurs peuvent être transformés en moins d’une heure en centre opérationnel de poids libres et de poids du corps. Entreposés dans le conteneur, les équipements servant à l’entraînement sont installés sur les quatre murs extérieurs. De 80 à 100 soldats peuvent effectuer simultanément plusieurs types d’exercices tels que deadlifts, squats, pull-up, et chin-up.

Afin d’apprendre à travailler avec ce nouvel équipement, Catherine Garant devra passer par Trenton, avant de se diriger vers Wainwright avec son collègue Mathieu Paquet. 

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