Les antennes satellites GATR, le futur des communications militaires

Agrandir l'image Le DLCI a procédé à l’achat de 10 antennes satellites GATR. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Pas moins de 52 réservistes des différents régiments de communications du Canada se sont réunis, du 1er au 3 mai, au bâtiment 274 de la Base Valcartier, afin suivre une formation sur les nouvelles antennes satellites Ground Access Terminal System (GATR).

Ayant en sa possession ce nouveau type d’antenne depuis maintenant deux ans, le 35e Groupe-brigade du Canada (35 GBC) s’est porté volontaire pour donner le cours.

Ainsi, les réservistes présents lors de cette fin de semaine allaient devenir les experts de leur régiment dans l’utilisation des antennes GATR. Ils pourront ensuite former à leur tour les autres membres de leur régiment afin qu’ils soient prêts à utiliser ces antennes satellites advenant le cas où ils devraient être déployés rapidement.

Comme l’explique le G6 du 35 GBC, capitaine Pierre Frenette, cette formation découle du mandat que l’Armée de terre a donné à la Réserve, qui est de mettre sur pied des groupes-bataillons territoriaux (GBT) dans chacune des provinces. Pour chacun de ces GBT, un régiment de communications a été créé pour s’assurer que le commandant territorial d’une opération nationale soit capable de parler à ses troupes, par voix ou données, et ainsi de contrôler le terrain. Pour être en mesure d’effectuer cette tâche, la Direction du Commandement et Information Terrestre a acheté de l’équipement pour les différents régiments de communication, dont une dizaine d’antennes satellites GATR.

Une portée infinie

«Ces antennes nous aident à communiquer avec n’importe qui. Que nous soyons n’importe où dans le monde, il nous faut un accès au bon satellite et il est possible d’envoyer le signal au bon endroit. Nous avons une portée infinie», précise le capt Frenette. 

Chaque antenne, qui pèse 91 kg, peut être démontée et rangée dans deux boîtes, facilitant ainsi leur transport. La coque de l’antenne est constituée de deux parties; une fois assemblée, la sphère est gonflée à l’aide d’un compresseur à air. À l’intérieur, elle cache une toile plane en forme de parabole dont un côté est métallisé. Des ressorts permettent d’étirer la toile parfaitement. Des capteurs mesurent la pression positive et négative dans l’antenne afin que les compresseurs maintiennent le bon niveau d’air. Cette particularité fait en sorte que même si des projectiles perforaient la toile, sans abîmer le nez de l’antenne, l’antenne resterait entièrement fonctionnelle. Les trous pourraient ensuite être réparés.

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