L’expérience d’une vie

Agrandir l'image Les élèves de l’école Dollard-des-Ormeaux courent dans les rues de Montréal. Photo - Gracieuseté

Par Simon Leblanc, journal Adsum

«C’était très excitant. C’est l’expérience d’une vie pour tous ceux qui y ont participé», s’exclame d’emblée un jeune participant de secondaire deux de l’école Dollard-des-Ormeaux (DDO), Antoine Ouellet. Le fait est que les 9 et 10 mai, 39 élèves de cette école située sur la Base Valcartier ont pris part à La Course du secondaire du Grand défi Pierre Lavoie.

Débutant par un petit échauffement de deux kilomètres devant des milliers de spectateurs au centre-ville de Québec, les jeunes ont ensuite couru jusqu’à Montréal, jour et nuit, en se relayant. L’objectif était de courir la distance de 250 kilomètres les séparant de la ligne d’arrivée.

Les élèves de DDO faisaient partie d’un convoi de 125 autobus transportant les participants des différentes écoles de la province. «Les jeunes étaient très heureux, personne ne se plaignait. Il y avait une énergie très positive qui poussait tout le monde à se surpasser, et ce, même pendant le trajet de nuit qui était plus exigeant physiquement et mentalement», précise l’organisateur pour l’école DDO, l’enseignant Nicholas Keats.

M. Keats a d’ailleurs été impressionné par l’organisation de l’événement. De plus, il a été émerveillé par le chaleureux accueil que les jeunes obtenaient lors de leur passage dans les différentes villes traversées pendant le trajet : «Peu importe l’heure à laquelle on passait, il y avait toujours des résidents présents pour nous encourager.»

Selon lui, le moment clé de leur expérience a été de courir sous la pluie la nuit. Malgré leur fatigue, les jeunes n’ont jamais cessé de se soutenir. Le lever du soleil leur a ensuite donné un regain d’énergie jusqu’à l’arrivée spectaculaire à Montréal.

L’importance de l’entraide

Bien qu’ils aient couru la distance entre Québec et Montréal, les élèves ont retenu une leçon bien importante de ce défi, l’entraide.

«Cette expérience nous a permis de nous rendre compte que si on fourni les efforts nécessaires, si on repousse nos limites, on peut accomplir n’importe quoi, affirme Marie-Chantal Chamberland de secondaire deux. Au début de l’année je me disais que d’aucune façon j’allais être capable de courir cette distance, mais ensemble, en s’appuyant les uns sur les autres, on y est arrivé. On est maintenant plus soudé qu’avant.»

«Je me sens mieux maintenant que je sais que je peux courir une plus grande distance qu’il y a seulement quelques mois, ajoute une autre élève de secondaire deux de DDO, Olivia Hunt. L’avantage que nous avions de faire ça en groupe aidait. C’était plaisant de s’entraider.»

La Course du secondaire aura donc permis aux élèves de DDO de se rapprocher et de renforcer leurs liens d’amitié. Qu’ils soient en secondaire un ou cinq, la barrière d’âge n’existait plus dans ce groupe de jeunes qui formaient un bloc soudé.

Ravi du succès de cette première expérience, Nicholas Keats souhaite répéter l’expérience avec 40 autres jeunes l’an prochain.

La Course du secondaire en chiffres

- 125 écoles

- 4500 jeunes

- 30 heures de course

- Plus de 250 km

- 30 km par personne

- 20 km de convoi d’autobus

 

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