Le major-général Roland Reid s’éteint

Agrandir l'image Le major-général Roland Reid en compagnie du général Montgomery alors qu’il était au Royal 22e Régiment. Photo - Archives

Décédé le 20 mai à l’âge de 94 ans, le major-général à la retraite Roland Reid a été conduit à son dernier repos le 6 juin. Des funérailles militaires ont été organisées à l’église Saint-Viateur, à Montréal, pour ce vétéran du Royal 22e Régiment (R22eR) à la feuille de route impressionnante.

Né à Montréal en 1920, le mgén Reid débute sa carrière militaire en 1936 au sein du Corps École d’Officiers canadiens de l’Université de Montréal. En septembre 1945, il reçoit son brevet d’officier au grade de lieutenant et est muté au 3e Bataillon du Régiment de Maisonneuve.

En décembre 1943, il est affecté au régiment avec lequel il participera au débarquement de Normandie du 6 juin 1944, le 2nd Battalion Devonshire Regiment de l’Armée britannique. Au cours de la campagne de Normandie, il est décoré de la Croix militaire pour bravoure par le maréchal Montgomery pour son courage lors de l’opération de la prise du village de Rousseville. Il a su, en raison de ses habiletés et de son sang-froid, mener ses hommes à l’assaut de ce village, et ce, malgré de lourdes pertes au sein de son peloton et une présence ennemie considérable. Il participe avec son régiment aux campagnes subséquentes du nord-ouest de l’Europe, notamment à la libération de Bruxelles puis à la percée terrestre de l’opération aéroportée Market Garden. Il sera blessé au combat à deux reprises.

De retour au Canada après la guerre, il décide de joindre les rangs du R22eR.

En 1951, il commande la compagnie A du 2e Bataillon en Corée sous le commandement du lieutenant-colonel Dextraze. Il Il est subséquemment commandant de ce même bataillon de 1959 à 1962, puis commandant du Collège militaire royal de Saint-Jean de 1966 à 1968, puis du nouveau 5e Groupement de combat de 1968 à1970. Par la suite, il sera entre autres sous-chef d’état-major de la Défense pour le Renseignement et la Sécurité, avant de terminer sa carrière militaire en tant que chef de la coordination de la contribution militaire aux Jeux olympiques de Montréal.

Affecté en tant qu’écuyer de la reine pour la visite royale de 1959, il est sollicité de nouveau par Sa Majesté pour les visites de 1964 et 1967. Pour la visite de 1984, il est alors secrétaire canadien de la reine. En reconnaissance de son service, mgén Reid est nommé Commandeur de l’Ordre royal de Victoria, une des plus hautes distinctions honorifiques de la Grande-Bretagne. Il est également l’un des deux seuls membres non britanniques à être intronisés à titre de «Gentilhomme huissier suppléant» au sein de la Maison royale.

C’est finalement le 24 février 1977 qu’il quitte les Forces armées canadiennes après plus de 34 années de bons et loyaux services. Mgén Reid obtient ensuite la fonction honorifique de colonel du R22eR de 1987 à 1992.

Le R22eR a mis son drapeau régimentaire en berne, les 5 et 6 juin, en l’honneur du mgén Roland Reid.

 

 

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