Adjum (ret) Mervin Jones - Décès d’un ancien combattant et d’un grand bénévole

Agrandir l'image L’Adjum (ret) Mervin Jones en compagnie des parachutistes du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment. Photo - Mike Reshitnyk

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Un vétéran de la Deuxième guerre mondiale, l’adjudant-maître (ret) Mervin Jones, s’est éteint le 23 juillet, à l’âge de 91 ans, au Perley Veterans Home d’Ottawa. M. Jones était parmi les 544 parachutistes canadiens qui ont participé au débarquement de Normandie le 6 juin 1944.

Natif de Hull, aujourd’hui Gatineau, l’Adjum (ret) Jones joint l’artillerie dès l’âge de 18 ans. Il débute son entraînement militaire à Cornwall, en Ontario, pour ensuite être envoyé à Salisbury Plain, en Angleterre, pour poursuivre sa formation.

Alors qu’il est à l’hôpital pour y soigner une blessure, il entend parler du 1er Bataillon canadien de parachutistes. Le bataillon l’intègre dans ses rangs, en prévision du débarquement en France, du fait que Mervin Jones parle français.

Le 1er Bataillon canadien de parachutistes est l’élément de la force avancée qui est parachuté aux petites heures du matin derrière les lignes nazies. Âgé de 21 ans à cette époque, Mervin Jones était le deuxième soldat à sauter. Juste avant qu’il s’élance de l’avion, un confrère le retient constatant que le feu vient tout juste de passer du vert au rouge. N’eut été de ce geste, le jeune parachutiste serait tombé directement dans un champ de mines. Lorsqu’il saute enfin, il se blesse au genou en touchant terre en raison de la visibilité réduite. Cela ne l’empêche pas avec ses confrères d’accomplir toutes les missions qui leur ont été confiées. Pour eux, la campagne de Normandie se terminera le 26 août 1944.

Des 544 paras canadiens qui ont sauté le matin du 6 juin, 367 ont été tués, blessés, faits prisonniers ou portés disparus.

Après la guerre, l’Adjum (ret) Jones poursuit sa carrière en tant que policier militaire. Il participe à la guerre de Corée en 1951. Il met fin à sa carrière militaire en 1973 avec pour objectif de se consacrer pleinement à ses activités de bénévolat.

De militaire à bénévole pour le mouvement scout

Pendant près de 50 ans, Mervin Jones a été bénévole au sein du mouvement scout. Son dévouement lui a valu en 2006 le Prix du Gouverneur général pour l’entraide. Il a notamment formé 1130 scouts et aidé à l’intégration des filles dans le scoutisme.

Une cérémonie commémorative s’est tenue le 22 août à l’église presbytérienne St. Andrew’s de Saint-Gabriel-de-Valcartier. M. Jones reposera dans le cimetière de la petite paroisse aux côtés de son épouse, Bridget Howes, avec qui il a eu quatre enfants.

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