Le 3 R22eR fait rayonner les FAC au Leapfest 2015

Agrandir l'image Les cinq membres du 3 R22eR représentant le Canada au Leapfest 2015, capitaine Mark Noël, sergent Éric Renaud, sergent Michel Gagné, adjudant Jason Noury et adjudant Sylvain Gagnon, ont remporté le prix «Lcol Ward». Photo - Courtoisie

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Bien qu’ils n’aient pas réussi à se classer parmi les meilleurs de la compétition, les cinq membres du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) qui prenaient part au Leapfest 2015, au Rhode Island du 27 juillet au 4 août, ne sont pas repartis bredouilles. Ils sont devenus la première équipe à remporter le prix «Lcol Ward».  

Remis pour la première fois de l’histoire de l’événement, ce prix est attribué à la meilleure équipe de la compétition en ce qui a trait à l’esprit d’équipe, à la cohésion et à la collaboration avec les autres équipes. Il est donné en l’honneur de feu lieutenant Samuel Ward, qui était reconnu pour son dévouement et très apprécié par ses frères d’armes.

C’est d’ailleurs à l’unanimité que la formation du 3 R22eR a été choisie par le vote des autres pays participants pour l’obtention de ce prix. Selon le commandant qui organisait le Leapfest, ce serait la distinction la plus représentative de la mission de la compétition.

«On est réellement content d’avoir gagné ce prix. Même si nous n’avons pas eu de succès au niveau compétitif, on est davantage heureux d’avoir fait rayonner les Forces armées canadiennes et notre régiment. On a démontré à ceux qui nous ont choisis pour participer au Leapfest qu’ils avaient fait le bon choix», commente l’adjudant Sylvain Gagnon, membre de l’équipe du 3 R22eR.

Les cinq militaires de Valcartier ont été remarqués pour l’aide et le soutien qu’ils ont offerts aux délégations étrangères. Ils se promenaient régulièrement pour aider les parachutistes à mettre leur parachute. Ils discutaient avec tout le monde et prodiguaient des conseils. Ils ont notamment donné 112 paires d’ailes canadiennes, c’est plus que tous les autres pays, et ce, malgré le fait qu’ils formaient le plus petit contingent de la compétition.

Pour mériter les ailes d’un pays étranger, un parachutiste doit sauter en compagnie de parachutistes de ce pays et selon leur méthode. «C’est très intéressant de découvrir des mots de commandement différents et de voir comment les autres pays fonctionnent. Juste pour ce type d’expérience, ça vaut vraiment la peine d’aller au Leapfest», confie l’Adj Gagnon. 

Une confrérie

Au-delà de la compétition de parachutisme, qui consiste en deux sauts par militaire ayant pour objectif de toucher un «X» marqué au sol le plus rapidement possible, l’idée générale du Leapfest est d’entretenir les relations entre les militaires des différents pays présents.

Cette année, des équipes de l’Afrique du Sud, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas, des États-Unis et du Canada étaient sur place. Les Américains ont finalement raflé les grands honneurs.

«Il y a vraiment une belle confrérie rattachée au Leapfest. Nous nous témoignons tous un grand respect mutuel, peu importe d’où nous venons et la méthode que nous employons, car nous avons tous le même mandat qui est de se lancer d’un avion avec un parachute pour aller se battre au sol et accomplir notre travail de fantassin», conclut l’Adj Sylvain Gagnon. 

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