Les candidats au cours de plongeur de combat se jettent à l’eau

Agrandir l'image Des candidats du 5 RGC participent à leur première insertion maritime héliportée de plongeur de combat. Photo - Cpl Geneviève Lapointe, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Il y avait du mouvement sur la rivière Jacques-Cartier, à la hauteur du pont Cadieux dans les secteurs d’entraînement, le 12 août. Les quatre candidats au cours de plongeur de combat du 5e Régiment du génie de combat (5 RGC), accompagnés par une dizaine d’autres ingénieurs de combat, prenaient part à un exercice consistant à se jeter à l’eau, d’un hélicoptère, d’un zodiaque ou de la rive.

Pour cet exercice, chapeauté par la section «terrain complexe» du 53e Escadron du génie de combat (53 EGC), les plongeurs devaient expérimenter différents types de descente dans la rivière. Une fois immergés, ils mettaient en pratique des tâches de plongeur, telles des reconnaissances de ponts, de berges et de positions ennemies.

Cette première expérience de débarquement d’hélicoptère en vol stationnaire pour les candidats se faisait conjointement avec le 430e Escadron tactique d’hélicoptères, servant en même temps d’entraînement pour les pilotes de CH-146 Griffon pour ce type d’opération.

Cours de plongeur de combat

L’entraînement du 12 août faisait partie d’un processus de sélection préliminaire organisé par le 5 RGC du 3 au 12 août. Les candidats sélectionnés iront ensuite suivre le cours de plongeur de combat, à Halifax, du 31 août au 18 novembre. Cette sélection prépare les candidats à ce qu’ils vivront pendant le cours.

Cette année, sur les 16 candidats qui se sont présentés, quatre seulement ont réussi à atteindre les critères requis pour aller suivre le cours. Le commandant du 53e Escadron de génie de combat, major Hugo Marcotte, explique que les candidats doivent passer par toute une gamme d’émotions pendant ces deux semaines intensives : «On y va au mérite. Ça prend des gars qui sont extrêmement en forme, qui sont capables d’apprendre malgré la fatigue et de bien travailler sous pression. Il y a énormément de notions théoriques à apprendre. C’est une sélection exigeante.»  D’ailleurs, sur les 16 candidats, six ont abandonné dès la première journée.

«On se donne comme objectif ici d’envoyer les meilleurs candidats du pays. On veut qu’ils le soient. C’est notre fierté», ajoute le Maj Marcotte.  

La sélection préliminaire de plongeur de combat comprend 80 heures de matière, dont 52 heures d’entraînement physique structuré. Le reste est occupé par l’enseignement théorique et les examens.

L’entraînement physique se fait notamment avec la collaboration des moniteurs en conditionnement physique des Programmes de soutien du personnel, une aide très appréciée par le régiment.

«Avec cette sélection préliminaire, nos candidats arrivent sur le cours de plongeur de combat en ayant déjà survolé l’ensemble de la matière. Ils sont prêts physiquement et mentalement et ont eu l’occasion de plonger dans des situations extrêmes», termine le Maj Marcotte.

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