Le CSV se tient prêt à toute éventualité

Agrandir l'image Le temps de réponse des policiers militaires est l’une des procédures qui ont été mises en pratique pendant l’exercice. Photo - Cpl Gary Calvé, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Un tireur armé s’est introduit dans un bâtiment. On compte cinq victimes, dont un décès. Le personnel doit évacuer les lieux le plus rapidement possible de façon sécuritaire. C’est à partir de ce scénario que s’est engagé l’exercice CODE MAUVE tenu le 11 septembre.

Ce jour-là, le Centre de santé Valcartier (CSV) était l’hôte d’un exercice d’évacuation en cas d’intrusion suspecte.

C’était la première fois que la 5e Ambulance de campagne (5 Amb C), conjointement avec la Police militaire (PM), tenait un exercice d’évacuation en cas d’intrusion suspecte. «C’est toujours mieux de se préparer à faire face à une telle éventualité que de ne pas savoir comment réagir si ça survenait», indique le commandant adjoint du CSV, capitaine Caroline Cameron.   

Avant l’exercice, la 5 Amb C a rencontré la PM pour s’informer des procédures établies en cas d’intrusion suspecte. Par la suite, le personnel du CSV, avisé de ce qui se préparait, a appris comment évacuer un bâtiment dans le cas où un tel événement se produirait.

L’exercice visait donc à tester les réactions du personnel, tout comme celles des policiers militaires qui, eux, devaient arrêter le tireur tout en assurant une évacuation sécuritaire du bâtiment. Alors qu’une partie de la force policière devait pénétrer à l’intérieur de l’établissement, des confrères et consœurs étaient postés aux alentours à l’extérieur afin d’identifier les personnes sortant du CSV et de veiller à ce que personne n’y entre.

L’exercice CODE MAUVE avait également pour but de mettre en pratique des procédures : avertissement du personnel en cas d’intrusion; évacuation des patients; choix de la meilleure option pour assurer sa sécurité personnelle; évacuation au point de rassemblement et décompte des employés; temps de réponse des PM pour arriver sur les lieux, entrer dans le bâtiment, sécuriser l’endroit et faire sortir les occupants.

«L’objectif était de préparer et de développer des aptitudes qui aident à bien réagir en situation de stress», a affirmé le commandant du 5 GBMC, colonel Michel-Henri St-Louis, lors d’une rencontre avec les intervenants après l’exercice. 

Le scénario a pu être répété une deuxième fois, sur un autre étage, permettant aux organisateurs d’identifier les ajustements à apporter, notamment en ce qui concerne les communications. Cependant, comme l’explique Capt Cameron, les participants étaient déjà plus alertes à la deuxième tentative et les procédures s’exécutaient plus aisément. «Le plan d’évacuation a été très bien appliqué pour un exercice qui avait lieu pour la première fois», ajoute-t-elle.

Les responsables ne peuvent dire si ce genre d’exercice sera programmé régulièrement, étant donné que cela nécessite la fermeture du CSV. L’expérience a toutefois été très gratifiante selon eux.

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