TRIDENT JUNCTURE + JOINT EX: traiter les uniformes pour prévenir les maladies

Agrandir l'image Deux militaires traitent les uniformes à la perméthrine. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Près de 650 militaires du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC) sont actuellement au Portugal dans le cadre de l’exercice TRIDENT JUNCTURE + JOINT EX. Afin de prévenir la transmission de maladies par des insectes lors de cet exercice en pays étranger, les uniformes militaires ont dû être traités à la perméthrine.

Ce processus, géré par le 2e Bataillon, Royal 22e Régiment, le 5e Régiment du génie de combat et la 5e Ambulance de campagne, est assez commun de nos jours, explique le technicien sénior de brigade pour la médecine préventive, sergent Martin Lachance.

La perméthrine, un pesticide dérivé du chrysanthème, offre une protection contre les insectes piqueurs, qu’ils soient volants ou pas. Lorsque l’insecte se pose sur l’uniforme de combat, il est instantanément abasourdi et tombe au sol ou s’éloigne.

Dans les pays étrangers, les insectes sont souvent porteurs de maladies infectieuses. Si des précautions ne sont pas prises, les militaires risquent de contracter des maladies, comme par exemple la malaria ou l’encéphalite japonaise. Dans le cas du Portugal, il s’agit des tiques. Ces dernières sont porteuses de l’encéphalite à tique.

«Chaque pays présente des contraintes sur le plan de la transmission potentielle de maladies. Le processus du traitement des uniformes de combat à la perméthrine n’est pas rare. Même qu’en ce moment où plusieurs opérations se déroulent à l’étranger, tous les militaires qui s’y rendent doivent faire traiter leur uniforme», précise le Sgt Lachance.

Non toxique pour l’humain

La perméthrine ne pose aucun risque pour la santé humaine. Le Sgt Lachance se fait rassurant en soulignant que sa formule agit de la même façon que les pesticides commerciaux pour insectes comme ceux de la marque OFF!. «C’est un produit déjà utilisé par nos corps médicaux, notamment dans des produits contre la galle et les poux», ajoute-t-il.

Il n’y a que lorsque le produit est appliqué sur les uniformes que les manipulateurs doivent porter des gants pour éviter un contact avec la perméthrine à l’état liquide. Mais une fois séchée, le vêtement peut être manipulé et porté sans risque.   

Le traitement

Afin de traiter les uniformes adéquatement, les responsables déposent les uniformes dans un sac avec 450 millilitres de perméthrine. Les chemises et les pantalons sont traités séparément.

Le tout doit tremper pour une durée de trois heures. Une fois ce délai écoulé, les uniformes sont étendus pour un 24 heures de séchage.

Les militaires peuvent ensuite porter l’habit normalement et le laver jusqu’à 52 fois, après quoi la protection peut être refaite au besoin.

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