Rencontre annuelle entre sergents-majors

Agrandir l'image L’Adjuc Stephan Despins (au bout de la table) discute avec les SMR des unités et unités affiliées du 5 GBMC. Photo - Cpl Nicolas Tremblay, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Pour une deuxième année consécutive, le sergent-major (SMR) du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), adjudant-chef Stephan Despins, tenait un colloque, le 6 octobre à la Citadelle de Québec, afin de discuter des différents enjeux qui touchent le 5 GBMC.

Cette année, cette initiative a permis à tous les SMR des unités et unités affiliées du 5 GBMC de mettre un visage sur les nouveaux venus, arrivés en poste pendant la saison des mutations.

Le SMR du 5 GBMC a abordé un éventail de sujets : discipline militaire, tenue des troupes, défis d’entraînement quant à la gérance du personnel, rôle des caporaux-chefs et sergents au sein des unités et opération HONOUR. Il a ensuite ouvert le plancher à un tour de table pour favoriser les échanges.

«Les discussions sur ces sujets ont été bénéfiques, tout le monde a apporté son grain de sel. Nous apprenons beaucoup des autres. Nous voyons comment les SMR de certaines unités gèrent les différentes situations, par exemple, et en retirons des trucs utiles», précise l’Adjuc Despins.  

Opération HONOUR

En fin d’avant-midi, le sujet de l’heure dans les Forces armées canadiennes a été au cœur des discussions. En août, l’Adjuc Despins est allé à Ottawa avec le commandant du 5 GBMC, colonel St-Louis, pour une réunion portant sur l’op HONOUR, convoquée par le chef d’état-major de la Défense à Ottawa. Il a donc profité du colloque pour transmettre les instructions reçues du grand patron sur l’op HONOUR aux SMR d’unité et ainsi éclaircir au besoin les zones d’ombre subsistant sur la question.

«Les superviseurs doivent installer un climat positif dans leur milieu et s’assurer que si quelqu’un est témoin d’un comportement inapproprié, il le fera savoir. Il faut également appuyer tout individu qui va s’avancer et dénoncer une problématique», affirme l’Adjuc Despins. Il soutient que les militaires qui viennent travailler à Valcartier ont le droit de le faire dans un environnement sain. «C’est un droit fondamental de pouvoir exercer son métier dans un endroit où on se sent apprécié, appuyé et où il n’y a pas d’harcèlement et de pression. Il faut retourner à la maison le soir en étant content de sa journée et avoir le goût de revenir le lendemain matin», ajoute-t-il.

L’importance du leadership sur le terrain

Au cours du colloque, l’Adjuc Despins a insisté sur le rôle déterminant en matière de leadership que jouent sur le terrain les caporaux-chefs et les sergents. «Comme SMR, nous assumons de nombreuses responsabilités. Nous sommes les principaux conseillers de nos commandants, et nous avons besoin de l’appui des jeunes caporaux-chefs et sergents. Il faut que ces derniers appliquent la discipline militaire à leur niveau. Nous avons besoin de leur soutien pour amener les unités et la brigade à pousser dans la même direction», conclut-il. 

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