École Dollard-des-Ormeaux: 8,8 M$ pour un agrandissement très attendu

Agrandir l'image La nouvelle partie de l’école DDO devrait être construite dans la partie arrière de la cour. L’objectif est de conserver un maximum d’espaces verts pour les élèves. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Dès l’automne 2017, les élèves et le personnel de l’école Dollard-des-Ormeaux (DDO), située sur la Base Valcartier, verront leur école prendre de l’expansion. Le 13 octobre, la Commission scolaire Central Québec (CSCQ) a annoncé que le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche accordait un financement de plus de 8,8 millions de dollars pour un agrandissement très attendu.

«C’est une très grosse nouvelle pour nous. Notre population étudiante grandit d’un groupe et demi par année, ce qui représente de 30 à 35 élèves de plus. C’est une belle surprise pour moi et mon personnel. On ne pensait pas avoir une nouvelle pour un nouveau bâtiment aussi tôt. Ça va enlever plusieurs contraintes sur la gestion logistique et on va pouvoir devenir encore plus créatif», se réjouit Stéphane Lagacé, directeur de l’école DDO.

L’école se servira de cet important financement pour construire un nouveau gymnase, une salle d’informatique et de robotique et plusieurs nouvelles salles de classe.

L’annonce survient à un moment clé pour M. Lagacé, car la population de son école n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années et tout indique que la tendance se poursuivra. Selon M. Lagacé, de plus en plus de familles militaires francophones désirent que leurs enfants fréquentent une école anglophone, ce qui expliquerait en partie cette hausse.

En entrevue avec le journal, M. Lagacé a précisé que depuis deux ans il est obligé de fonctionner à cinq classes de maternelle, ce qui déboule sur les autres années du primaire. L’école est ainsi utilisée à sa pleine capacité avec 558 élèves.

Le projet d’agrandissement est actuellement en phase préliminaire. Une firme d’architecte proposera plusieurs plans en fonction du lieu où la nouvelle partie sera bâtie, qui devrait être à l’arrière de l’école.

M. Lagacé précise que les premiers travaux pourraient débuter au printemps 2016.

En ce qui concerne les classes temporaires, qui sont en place depuis le 29 août 2014, elles seront démantelées lorsque la nouvelle partie sera prête.

Une logistique améliorée

L’agrandissement de l’école DDO allègera le fardeau du personnel. M. Lagacé doit souvent faire preuve de créativité pour aménager les locaux de manière que les élèves puissent étudier dans un environnement scolaire adéquat. Le manque d’espace constitue un casse-tête logistique à chaque rentrée, et ce, malgré la nouvelle section qui a été construite en 2006-2007 pour y accueillir une salle multifonctions et un laboratoire.

Le gymnase pose particulièrement problème à l’école DDO. La moitié des cours d’éducation physique ne se déroulent pas dans le gym. Étant donné le trop grand nombre de classes, plusieurs cours doivent être donnés à l’extérieur. Mais cette solution ne règle pas entièrement le problème. Des professeurs sont obligés de couper quelques minutes dans l’enseignement de certaines matières pour donner eux-mêmes les 40 minutes d’éducation physique obligatoires en faisant bouger les enfants dehors.

De plus, l’école s’est vue dans l’obligation d’annuler la présence d’animateurs du Centre de la famille Valcartier à l’heure du dîner. Ces derniers animaient une foule d’activités pour les jeunes, mais le manque d’espace à cette heure a rendu cette pratique impossible.

Pour manger, les élèves doivent aller dans l’une des deux salles du service de garde et dans différents locaux, voire leur propre local de classe.

Le service de garde lui-même accueille 240 élèves réguliers, ce qui est plus que la moyenne des écoles primaires à la CSCQ, affirme Stéphane Lagacé. Quant au personnel, il se chiffre à 25.

«Ça devient très serré à l’intérieur. On doit tout gérer au quart de tour. Je suis un maniaque de la logistique. Mon personnel est composé de gens exceptionnels. Ils sont capables de faire avec ce que l’on a et la communauté comprend qu’on fait tout ce qu’on peut pour accommoder nos élèves», déclare M. Lagacé.

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