Le QGET, l’élément de transmission du quartier général

Agrandir l'image Le QG de brigade et le QGET ne font qu’un. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

«Le QGET existe pour faire en sorte que le colonel commandant et son équipe puissent communiquer avec leurs unités et que ces dernières puissent lui parler». C’est en ces mots que le commandant du Quartier général et Escadron des transmissions (QGET), major Frédéric Lauzier, résume le rôle de son organisation.  

En entrevue avec l’Adsum, le Maj Lauzier précise que le QGET représente la même entité que le quartier général (QG) du 5e Groupe-brigade mécanisé du Canada (5 GBMC), qui loge au bâtiment 513. Étant donné que l’espace au 312 est insuffisant pour recevoir tous les membres du QGET, l’organisation est scindée en deux. L’Escadron des transmissions (ET), formant un effectif total de 225 personnes sur un total 396 pour tout le QGET, occupe le bâtiment 312 alors que le QG loge au 513.

«Le QGET, c’est une unité de transmission un peu méconnue qui a la particularité de comprendre également le QG. Les gens qui arrivent au QG de brigade, ou même au QGET, ne se rendent pas compte de cette dynamique. C’est quelque chose qu’il faut enseigner», indique le Maj Lauzier. 

Comme il l’explique, le concept du QGET est historique. Tous les quartiers généraux sont assortis d’un élément de transmission. Par exemple, les bataillons d’infanterie comportent également un élément de transmission qui fournit au QG de bataillon les informations nécessaires en temps opportun. Le QGET joue ce rôle auprès de la brigade. Sa raison d’être, c’est de fournir des moyens de communication au QG de brigade et par le fait même à son commandant, le colonel Michel-Henri St-Louis.  

Cette façon de fonctionner simplifie grandement la tâche. Si un défi de transmission survient, la majorité des ressources spécialisées se trouvent au sein de l’Escadron des transmissions. Les bataillons et les unités ont tous leur système de transmissions, mais les suites de serveurs globales sont gérées à partir du QGET. De cette manière, comme le relate le Maj Lauzier, on favorise la rétention du personnel. Ainsi, quand il faut envoyer des gens sur le terrain, on peut sélectionner les éléments les plus appropriés pour faire le travail. 

Lorsque la brigade est déployée, le leader du QGET travaille dans le QG de brigade d’où il dirige les troupes de l’Escadron des transmissions sur le terrain. Leur rôle est d’exécuter la retransmission. Par exemple, si le QG de brigade se situe derrière une montagne et que le commandant de la brigade veut discuter avec les QG des bataillons éloignés de sa position, le Maj Lauzier place ses soldats directement sur la montagne pour que les ondes radio se propagent jusqu’aux endroits souhaités. Les spécialistes des transmissions ne restent jamais longtemps au même endroit, puisqu’ils doivent suivre les QG, qui bougent en moyenne à des intervalles de 72 heures, afin de permettre aux commandants de suivre le mouvement de la guerre et de rester en sécurité.

Le commandant du QGET occupe également le poste de G6 et dispose d’une équipe au QG de la brigade. Leur rôle est d’assurer le bon fonctionnement des transmissions au niveau de brigade. En cas de problème, c’est à lui et à son équipe du G6 de trouver une solution. Cette configuration donne une plus grande flexibilité au Maj Lauzier et lui permet de prendre des décisions plus rapides, car il sait exactement quelles ressources sont disponibles.

Nouveau commandant, même vision, même défi

En poste depuis l’été, le Maj Lauzier a partagé sa vision sur les défis que le QGET aura à affronter au cours des prochaines années.

L’un de ces défis est de suivre l’évolution de la technologie en n’oubliant pas que les membres de l’unité sont des soldats avant tout. «Il est primordial de continuer à faire notre travail de soldat, c’est-à-dire de positionner un QG correctement et de défendre les installations», déclare-t-il.

Selon le Maj Lauzier, la seule façon d’accomplir cette tâche est de continuer à s’entraîner dans toutes sortes de conditions. Il prend d’ailleurs l’exemple de l’exercice TRIDENT JUNCTURE qui s’est avéré un excellent véhicule d’entraînement. Pas moins de 109 militaires de l’ET étaient présents et ont su répondre à plusieurs défis techniques.

On le sait, la technologie est en constante évolution et son personnel doit s’ajuster aux mises à jour constantes des systèmes employés par l’unité. «C’est clair que le QGET est une unité qui évolue beaucoup parce que nous n’avons pas le choix de suivre les progrès de la technologie. On se doit de faire la guerre sur le spectre électromagnétique et s’assurer de gagner son utilisation. De plus, nous restons prêts. Comme la brigade est en haute disponibilité, si jamais il y a une décision de déployer le QG, nous y serons», conclut le Maj Lauzier. 

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