Soutien social blessures de stress opérationnel (SSBSO) : Trouver de l’aide auprès de ses pairs

Agrandir l'image L’équipe de Québec basée à Valcartier et à la Clinique TSO est composée des coordonnateurs André Aubin, Danielle Dubé, Marco Trudel et Katy Richer. Photo - SSBSO

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Lorsqu’on se sent seul dans sa souffrance, parler avec quelqu’un qui a fait l’expérience d’une souffrance comparable peut apporter un soulagement. Pour partager des choses que seuls leurs semblables peuvent comprendre, les militaires et les vétérans atteints d’une blessure de stress opérationnel (BSO) peuvent se tourner vers le programme Soutien social blessures de stress opérationnel (SSBSO).

En effet, les coordonnateurs du programme SSBSO sont d’anciens membres des FAC ou des membres de familles de vétérans et de militaires en service connaissant, pour l’avoir vécue, la difficulté de vivre avec une BSO et ses répercussions possibles. «Notre expérience et nos connaissances des BSO permettent aux gens qui veulent s’aider de se sentir compris», précise la coordonnatrice de soutien à la famille – Région de Québec, Katy Richer. 

Créé en 2001, le SSBSO est né d’une situation vécue par deux militaires. Présent dans la salle d’attente d’une clinique en santé mentale, un militaire s’est mis à discuter, sans le savoir, avec un collègue qui était là pour les mêmes raisons. Après quelques minutes d’échange, les deux hommes se sont rendu compte qu’ils étaient dans le même état d’esprit et, sans même avoir eu recours à une consultation, ils se sentaient déjà mieux.

«Parler avec quelqu’un qui vit la même condition que soi, un pair, permet d’enlever les stigmas sur ce que les gens peuvent penser et de faire comprendre sa propre réalité», indique Mme Richer. «Plus on parle de notre programme, plus les gens voient et comprennent ce que vivent les gens atteints d’une BSO et moins il y a de jugement», ajoute-t-elle.

Aujourd’hui, les services SSBSO, un programme établi en partenariat avec le ministère de la Défense nationale et Anciens Combattants Canada, sont offerts partout au Canada. Soixante-huit coordonnateurs du soutien par les pairs (CSP) et coordonnateurs du soutien par les pairs pour les familles (CSPF), dont 13 au Québec et quatre pour la Base Valcartier, se relayent pour fournir la meilleure aide possible aux personnes qui le désirent.

Le programme, qui a fait ses preuves, sert actuellement plus de 2000 personnes et en a soutenu plus de 10 000 depuis sa création. Il remplit trois fonctions principales : écouter, accompagner et référer aux ressources appropriées. La confidentialité entre le pair et le coordonnateur est au cœur de ce programme

Les individus vivant avec une BSO et les membres de leur famille ont l’option de rencontrer un coordonnateur individuellement ou en groupe. Les deux formules comportent leurs avantages. Comme l’explique Katy Richer, les rencontres individuelles permettent aux gens d’obtenir de l’information et d’analyser leurs besoins en compagnie du CSP ou du CSPF. Quant aux rencontres de groupe, offertes autant de jour que de soir, l’objectif est de favoriser des échanges entre les participants, qui se présentent de façon volontaire.

«Le fait de partager fait du bien. Les gens se disent qu’ils ne sont pas les seuls à vivre ça, ce qui permet de sortir de l’isolement et de s’associer à l’histoire d’un pair pour voir ce qu’il est possible de faire pour s’aider dans certaines situations. La solution trouvée par une personne peut servir à une autre», fait valoir Mme Richer.  

Finalement, les coordonnateurs font le pont avec d’autres ressources si une personne a besoin d’une aide supplémentaire par rapport à un problème que ne peut gérer  le SSBSO.

Pour de plus amples informations et pour connaître les coordonnées des coordonnateurs  à joindre, rendez-vous sur le site www.osiss.ca.

 

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