Le 5 RGC teste un nouveau type de pont

Agrandir l'image La troupe des ressources du 5 RGC qui a monté le pont. Photo - Simon Leblanc, Adsum

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Les militaires du 5e Régiment du génie de combat (5 RGC) auront l’opportunité de tester un pont modulaire en aluminium au cours des six prochains mois.

Le pont, un prototype conçu par la compagnie MAADI Group, peut être monté et démonté en une heure et 20 minutes à peine. Chaque membrure est solidifiée par un boulon et la structure a été approuvée par des tests de résistances et de vibrations effectuées avec l’aide de l’Université de Waterloo, en Ontario. Selon le président MAADI Group, Alex de la Chevrotière, le projet MAKE A BRIDGE révolutionne le procédé d’assemblage d’un pont. «Notre système se présente comme un meuble IKEA. C’est un pont avec un assemblage simple et rapide», précise-t-il.

L’ouvrage, qui est efficace sur une longueur maximale de 18,3 mètres, peut supporter le passage de petits véhicules comme des motoneiges ou des quatre-roues jusqu’à une capacité maximale de 500 kilogrammes. Cent vingt-sept soldats peuvent le traverser si leur poids est bien réparti sur la structure.  

Onze structures ont été vendues au civil. Il s’agit toutefois d’une première expérience dans le monde militaire. Et c’est aux membres du 5 RGC que revient la tâche d’effectuer des essais pour savoir s’il est possible d’intégrer cette technologie dans les futures opérations des Forces armées canadiennes. «L’idée était de tester le produit pour voir si c’est un élément qu’on peut intégrer dans nos opérations. Nous avons testé divers scénarios au courant de la semaine», explique le responsable de l’essai au 5 RGC, major Martin Brosseau. Le pont sera notamment mis à l’épreuve pendant l’exercice RAFALE BLANCHE.

La période d’essai au 5 RGC a débuté dans la semaine du 18 janvier à la demande de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC). La troupe des ressources devait assembler la structure à l’intérieur des installations de l’unité et fournir une rétroaction sur le rendement de l’innovation. Leurs commentaires serviront à améliorer le prototype avant sa mise en marché.

Après quelques mois d’utilisation dans diverses situations, les responsables du 5 RGC donneront leurs impressions à TPSGC. «Pour nous, l’Armée canadienne est le client idéal», indique M. de la Chevrotière. «Notre système sera soumis à des conditions extrêmes. Les militaires le monteront et le démonteront régulièrement. On se dit donc que si notre projet passe les tests de l’armée, c’est que ça va bien. Il s’agit d’une excellente opportunité, on est très fier».

C’est grâce au projet MAKE A BRIDGE subventionné par le Programme d’innovation Construire au Canada (PICC), qui vise à favoriser la croissance économique, que ce partenariat entre une entreprise civile et le Régiment a été rendu possible. PICC a en effet acheté à MAADI Group le prototype du pont pour un montant d’un peu plus de 300 000 $. Pour ce projet, la compagnie a travaillé avec le Programme d’aide à la recherche industrielle du Conseil national de recherches du Canada.

 

 

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