L’opération REASSURANCE vue par un technicien médical

Agrandir l'image Le Cpl Karim Benariba et le Cpl Cédrick Le Bourdais tirent de la C7 dans un champ de pratique de Zaworske en Pologne. Photo - Cpl Nathan Moulton, Imagerie Valcartier

Par Simon Leblanc, journal Adsum

Âgé de 29 ans, le caporal Karim Benariba vit actuellement son premier déploiement majeur. Technicien médical, il est attaché aux militaires du 3e Bataillon, Royal 22e Régiment (3 R22eR) dans le cadre de l’opération REASSURANCE, en Pologne.

«Pour un premier déploiement, c’est une expérience très constructive et une super belle opportunité», affirme le Cpl Benariba, qui appartient à la 5e Ambulance de campagne.

Afin d’être en mesure de suivre les parachutistes du 3 R22eR pour l’op REASSURANCE, le technicien médical, qui possède sa qualification de niveau 5, a ajouté une corde à son arc en allant chercher son cours de parachutiste. Ainsi, en plus d’avoir des connaissances approfondies dans le domaine médical, il peut effectuer les tâches d’un fantassin et sauter en parachute. «Je fais tout ce que les parachutistes font. S’ils vont au champ de tir, j’y vais avec eux, s’ils partent pour quelques jours dans le clos, j’y vais également», précise le Cpl Benariba.

Attaché à un peloton, il décrit son rôle comme celui d’un «médical marcheur». En plus de son matériel médical, il doit traîner l’équipement d’un fantassin. Il se déplace souvent tout près de l’adjudant du peloton et doit prodiguer les soins nécessaires lorsqu’un problème de santé survient dans le peloton. Il peut avoir à traiter un simple malaise, mais doit être prêt à intervenir dans le cas d’une blessure grave, telle une fracture ouverte.

Les «médic» sont parfois exposés à des situations d’urgence. Ils doivent évaluer rapidement si le soldat blessé peut poursuivre ses tâches ou s’il doit être évacué. Après s’être assuré que le blessé est pris en charge, le Cpl Benariba poursuit son chemin avec le peloton. «On est les premiers intervenants si quelqu’un tombe au combat», résume-t-il.  

Participer à l’op REASSURANCE, c’est participer à une grande variété d’exercices, ce qui permet aux militaires de la Base Valcartier d’expérimenter de nouveaux aspects de leur métier. S’ajoute à cela la collaboration avec plusieurs pays, tels la Pologne évidemment, mais aussi l’Allemagne, le Portugal et la Grande-Bretagne.

Le Cpl Benariba se compte chanceux d’échanger des connaissances et des méthodes de travail avec autant de pays alliés. «Le point le plus positif est sans aucun doute l’interopérabilité entre les nations. Les échanges avec les autres pays nous permettent d’approfondir nos connaissances. C’est un contexte très intéressant», ajoute-t-il. Cela a permis au jeune militaire de remarquer que de façon générale, les techniciens médicaux des Forces armées canadiennes en connaissent un rayon dans leur domaine de compétences. Quand on se compare…

Lier connaissance pour mieux soigner

Depuis son arrivée en Pologne en juin dernier, le Cpl Benariba a dû faire face à plusieurs défis importants. Le principal a été d’apprendre à connaître tous les militaires du peloton auquel il est assigné, autant sur le plan personnel que des antécédents médicaux. Lorsque des soldats arrivent en cours de route, le technicien médical doit recommencer le processus. «Un bon technicien médical se doit de prendre contact avec tout le monde pour que les gens du peloton soient à l’aise de venir le consulter, advenant une blessure mineure ou majeure. Il peut arriver que certains soient plus gênés que d’autres, raison pour laquelle c’est à moi d’aller les rencontrer», clarifie-t-il.     

Finalement, malgré un horaire chargé, un tel déploiement permet aux militaires de visiter les endroits où ils s’entraînent. Le Cpl Benariba a d’ailleurs été marqué par l’accueil chaleureux des gens. «Il faut tirer avantage de chaque situation. Le fait de voyager, de faire un exercice, de rencontrer de nouvelles personnes, est spécial. L’op REASSURANCE est un événement marquant pour nous. C’est un déploiement particulier. Nous avons eu la chance d’apprendre beaucoup», affirme-t-il.

Ce n’est toutefois pas terminé, d’autres exercices intenses attendent les gars et les filles de Valcartier. S’ils sont pris d’un malaise, ils pourront compter sur le Cpl Karim Benariba pour se remettre sur pied.

<< Retour à la page d'accueil